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Transhumanisme : la Chine en piste pour développer les premiers « surhommes » génétiquement améliorés

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La Chine est bien placée pour devenir le leader mondial de l’amélioration génétique et entend bien développer cette nouvelle science alors que les nations occidentales continuent de s’imposer des limites au nom de l’éthique. Elle n’a pas de difficulté particulière à accepter l’idée de l’eugénisme affiché (on ne parle pas de l’eugénisme discret qui s’exerce à travers le tri embryonnaire et l’avortement sélectif, entré dans les mœurs dans de nombreux pays dits civilisés) et, assurent des experts, les avancées qu’elle obtiendra contraindront les autres pays à entrer sur ce nouveau marché très compétitif.
 
L’édition génétique se fait de plus en plus aisée avec la technique du CRISPR cas9, et le débat a fait rage ces derniers temps pour savoir s’il est licite d’améliorer les capacités physiques, cérébrales, voire « morales » de l’être humain.
 

Des hommes génétiquement modifiés : l’Occident n’en veut pas, la Chine est partante

 
Mais si les techniques ont été développées en Occident, mais aussi au Japon, c’est là aussi que l’opposition à leur égard est la plus forte, notamment de la part des gens ordinaires, principalement en raison des risques. En même temps, on cherche encore à éviter que l’homme se prenne pour Dieu, une crainte que les pays officiellement athées affichent moins.
 
Mais la Chine et l’Inde sont bien plus ouvertes à l’amélioration génétique. La longue histoire de l’eugénisme par élimination des fœtus non conformes – qui ne pose aucun problème en Chine – peut expliquer cette attitude plus libérale. Pour Darryl Macer, de l’Eubios Ethics Institute, cela annonce une échappée de l’Asie dans le domaine de la manipulation génétique, alors même que l’Europe, le Canada et l’Australie ont banni toute édition génétique capable de se transmettre à la descendance.
 

Le transhumanisme s’imposera même contre l’interdiction de la modification génétique de l’homme

 
Aucun interdit de cette nature n’existe en Chine, en Inde et dans d’autres pays non-occidentaux : lorsque des réglementations sont en place, elles ne sont pas très contraignantes et prennent plutôt la forme de directives. Les Etats-Unis n’interdisent pas formellement la pratique mais empêchent tout financement fédéral à cette fin, ce qui équivaut à une interdiction de fait vu les budgets énormes nécessaires à cette recherche. La Chine, elle, subventionne publiquement l’utilisation du CRISPR cas9 pour l’édition d’embryons humains. Et ce d’autant plus facilement que l’opinion publique, y fût-elle opposée, ne serait guère prise en compte.
 
Des normes internationales seraient-elles mises en place que la Chine ne se sentirait pas contrainte de s’y conformer, estime également Darryl Macer – et ce d’autant que l’amélioration génétique peut mettre un pays où elle est autorisée en position de force. Ne serait-ce que dans le domaine sportif…
 
On pense aussi sérieusement à réduire la criminalité en modifiant le message génétique. Possible ou non, peu importe : c’est ce que l’on mettra en avant pour modifier l’être humain lui-même.
 

Anne Dolhein

 
http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-3721991/China-develop-genetically-enhanced-superhumans-experts-predict.html
 
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