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Trump maltraité par les médias des Etats-Unis : l’opinion n’a plus confiance

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Le phénomène Trump agit comme un véritable révélateur sur le système de pouvoirs aux Etats-Unis. Il interpelle les apparatchiks partisans, le marigot washingtonien, la doxa mondialiste et mélangiste. Et, nous révèle un nouveau sondage, il met à nu les grands médias, aussi dominants qu’ils sont idéologiquement formatés. L’opinion, surtout à droite et chez les indépendants, s’en rend clairement compte et s’en défie désormais. Un sondage Gallup montre que le pourcentage d’Américains qui font confiance aux médias est tombé à son plus bas niveau depuis que l’institut a lancé cette étude annuelle sur la popularité des organes d’information, en 1997. Voici donc près de vingt ans.
 
Ce sondage, dont les résultats ont été publiés mercredi, montre en particulier que les taux de sympathisants des Républicains déclarant avoir confiance dans les médias s’est effondré à seulement 14 % contre 32 % l’an dernier. Un pourcentage divisé par plus de deux !
 

Les médias des Etats-Unis favorables à Hillary Clinton

 
Pour Art Swift, analyste en chef chez Gallup, « la raison première de cette chute d’une confiance déjà très relative réside probablement dans le fait que de nombreux responsables républicains et conservateurs ont montré qu’Hillary Clinton avait massivement bénéficié d’un a priori favorable des rédactions alors que Donald Trump était lesté d’un traitement négatif. »
 
Chez les sympathisants démocrates et les Indépendants, la confiance dans les medias n’a en revanche décliné qu’à la marge : 51 % contre 55 % l’an dernier pour les premiers, 30 % contre 33 % pour les seconds. Durant les trente dernières années, les Démocrates ont généralement montré plus de confiance dans les médias que les Républicains, même si le différentiel était encore faible en 2000 (53 % contre 47 %).
 

La confiance américaine dans les médias au plus bas en raison du traitement de Donald Trump

 
La clientèle démocrate démontre ainsi parfaitement, nolens volens, l’orientation massive des rédactions à gauche tandis que le fossé s’accroît entre la classe médiatique et une part croissante de l’opinion. Une conclusion confirmée par une étude Breitbart/Gravis des 7 et 8 septembre qui établissait que 52 % des sondés estiment que les médias traitent plus négativement le candidat Trump que les autres hommes politiques, et que 44 % estimaient au contraire qu’Hillary Clinton était traitée avec un a priori positif.
 
En France, le baromètre TNS Sofres-La Croix, délivré chaque année, n’est pas comparable. Il fournit essentiellement un classement de la confiance des sondés selon les modes de transmission : radio (57 % de taux de crédibilité en 2016), presse écrite (51 %), télévision (50 %), internet (31 % alors que c’est le second moyen d’information privilégié des sondés derrière la télévision). Il se garde bien de délivrer d’indicateur sur la confiance globale, et moins encore par segmentation en fonction de la proximité politique, comme le sondage de Gallup aux Etats-Unis.
 
En revanche, il existe chez nous indicateur très fiable : celui de la diffusion de la presse écrite attestée par l’organisme officiel ACPM (ex-OJD). On y découvre ainsi qu’en 2015 le Figaro, quotidien conservateur, a vu sa diffusion payante s’éroder de 0,95 % à 311.326 exemplaires tandis que Libération, quotidien de la gauche libertaire, voyait la sienne chuter de 5,74 % à 88.395 exemplaires. Le Monde, journal officiel de la gauche socialisante et maçonnique, baissait de 1,91 % à 267.897 exemplaires malgré une diffusion institutionnelle considérable permise par sa proximité idéologique avec le monde de l’enseignement et de la fonction publique. Quant au quotidien catholique de centre-gauche La Croix, après des années de stabilité ou de légère hausse, il entame un déclin avec une baisse de 0,93 % – malgré un taux très élevé d’abonnements – à 92.280 exemplaires. Ce qui le classe néanmoins devant Libération pour la première fois depuis des décennies. Seul à voir sa diffusion payante augmenter en 2015 : le quotidien Les Echos, à dominante économique, libéral, qui gagne 1.18 % à 126.645 exemplaires.
 
Parmi les hebdomadaires d’information, l’effondrement du très socialiste L’Obs (- 12,96 % à 401.087 exemplaires) contraste avec l’envolée continue du très conservateur Valeurs Actuelles : + 5,42 % à 116.117 exemplaires.
 

Matthieu Lenoir