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Pour l’Union européenne, l’école doit s’attaquer au numérique

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Selon le tout premier rapport Horizon publié par la Commission européenne et le New Media Consortium, un organisme américain en technologies éducatives, l’un des défis les plus pressants de l’enseignement scolaire européen concerne l’utilisation des technologies numériques, tant pour les élèves, qui font preuve de faibles compétences en la matière, que pour la formation des enseignants, qui semblent ne pas les utiliser suffisamment.
 
Ce rapport a été établi à partir du travail d’une cinquantaine d’experts tant de l’UNESCO que de l’OCDE ou de la Commission européenne.
 
« L’Europe doit passer à la vitesse supérieure si nous voulons faire en sorte que les jeunes soient préparés à leurs futures carrières », commente Androulla Vassiliou, commissaire européen chargé de l’Education.
 

L’école numérique : un tout virtuel

 
Et c’est bien ce que prévoient les experts évoqués, selon lesquels l’informatique (sous toutes ses formes) doit devenir habituelle à l’école dans l’année à venir, tandis que l’apprentissage par les jeux sur ordinateur et la combinaison d’environnements physiques et virtuels feront partie intégrante de l’enseignement dans les deux à trois prochaines années.
 
Le point de vue est constructiviste : l’un des buts avoués de la numérisation de l’enseignement par le recours aux fameux « TICS » vise à associer « étroitement » à la conception de leurs propres apprentissages par le biais d’une « participation active ». A eux de déterminer ce qu’ils apprendront, et comment ?
 

Numérique social

 
Les « ressources éducatives libres » peuvent paraître séduisantes en effet, mais à quoi serviront-elles chez des élèves et étudiants qui ne sauront plus ouvrir des livres et chercher en dehors des directions données par les enseignants ? Comment espérer qu’ils seront plus compétents demain grâce aux « médias sociaux » ?
 
Toutes ces questions seront notamment étudiées en décembre, à l’occasion d’une conférence organisée sur ce thème par la Commission européenne et la présidence italienne de l’Union européenne.
 
A l’heure où des élèves de plus en plus nombreux se trouvent en échec scolaire, notamment parce qu’ils n’ont pas appris à lire, écrire et compter correctement, il est certain que vouloir les introduire plus encore dans un monde virtuel de l’éducation contribuera à les déstabiliser davantage.
 
L’utilisation des écrans contribue en effet largement à l’inhibition de la pensée langagière et consciente. But recherché ?