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Yale, université prestigieuse entre toutes aux Etats-Unis, propose un nouveau parcours sur la « blancheur » et ses privilèges indus

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La blancheur de peau, comme le « genre », ne serait rien d’autre dans l’esprit des hommes qu’une construction, un donné ou plutôt un imposé accompagné d’une « narration » propre à mettre en place une domination et des privilèges qui perdurent. La prestigieuse université de Yale lui consacre un nouveau cours semestriel pour « aider les étudiants à comprendre et à contrecarrer la “blancheur” à travers “l’imagination blanche”, “la propriété blanche” et le “discours blanc” ». En particulier, ils apprendront à développer des « des contre-narrations ».
 
Le cours s’inscrit dans le cadre des études de la langue anglaise même si l’approche promet d’être « interdisciplinaire » : il est l’exemple type de ce qui se fait aujourd’hui au nom du politiquement correct dans les universités américaines où les humanités ont été peu à peu captées dans la sphère du marxisme culturel. C’est sous le titre « constructions de la blancheur » (Constructions of Whiteness) que le Pr Rankine, spécialiste du racisme, pérorera sur la blancheur comme « une entité culturellement construite et économiquement incorporée, qui touche à quasiment chaque aspect de la vie et de la culture américaine et lui assigne une valeur ».
 

Les étudiants de Yale aux Etats-Unis vont apprendre à affronter la blancheur

 
Grâce à ses conseils, les étudiants seront invités à exprimer une contre narration sur la blancheur sous une forme créative quelconque : pièce de théâtre, poèmes, essais… Il y en a pour tout le monde et pour tous les sujets puisque la propriété blanche, la masculinité blanche, la féminité blanche, le discours blanc, la prospérité blanche, les espaces blancs et d’imagination blanche sont au menu. Vous n’avez rien compris si vos pensées se tournent vers le Grand Nord ou les pentes enneigées du Mont-Blanc : il s’agit de contempler les limites, les méfaits, les tromperies d’un groupe de domination qui arrive en bout de course et qu’il faut aider judicieusement à s’écrouler.
 
L’idée de la blancheur, déjà explorée à l’université de Calgary dans le cadre d’autres cours dédiés, est un concept par lequel « le Blanc » s’impose dans les comportements de toutes sortes pour finir par devenir la norme tandis que tout le reste est mesuré à son aune « est généralement considéré comme inférieur ». Dans une formulation plus ouvertement marxiste, un auteur étudié à Calgary affirmait : « La blancheur est une frontière toujours mouvante qui sépare ceux qui ont droit à certains privilèges de ceux dont l’exploitation est dans la vulnérabilité par rapport à la violence est justifiée par le fait qu’ils ne sont pas blancs. »
 

Un parcours universitaire sur les privilèges indus des Blancs

 
Bref, ce sont les bons d’un côté, les méchants de l’autre, et les étudiants doivent apprendre à repérer les mécanismes de cette construction sociale « en vue de démanteler la suprématie blanche », comme l’enseigne le Pr Damon Sajnani (il est blanc lui-même) à l’université de Wisconsin-Madison : tout cela pour que les étudiants puissent contribuer à « démanteler la suprématie blanche ». A Stanford en Californie, les étudiants travaillent carrément sur « les possibilités d’abolition de la blancheur ».
 
On n’imagine pas des études en sens contraire : sur les missionnaires chrétiens persécutés et martyrisés par des tribus sauvages par exemple. C’étaient des Blancs, ne pas l’oublier ! Et peut-être une belle tentative d’abolir la blancheur…
 

Anne Dolhein