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L’Etat islamique continue son œuvre d’éradication de la chrétienté au Proche-Orient

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Le sanctuaire Saint-Elie de Mossoul, construit il y a 1.400 ans, démoli par l’État islamique, rejoint la liste grandissante des sites religieux et historiques massacrés.


 
Le plus ancien monastère chrétien d’Irak situé à Mossoul a été réduit en cendres par les terroristes de l’Etat islamique qui poursuivent ainsi leur œuvre de destruction des vestiges du passé culturel et religieux pré-islamique dans la région. C’est ainsi que le monastère chrétien Saint-Elie de Mossoul qui a pourtant survécu près de 1.400 ans aux affres du temps et aux turpitudes de l’homme n’est aujourd’hui plus qu’un tas de gravats, tel que le montrent les photos satellites obtenues par Associated Press (AP). Retiré à Erbil, dans le nord de l’Irak, le révérend Paul Thabit Habib voit cette destruction d’un site religieux sacré comme une tentative et une volonté d’expulser définitivement les chrétiens hors d’Irak et d’éliminer la culture chrétienne de la région comme si elle n’avait jamais existée.
 

Eradication systématique des vestiges de la chrétienté bi-millénaire

 
Avant l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis en 2003, le pays comptait quelque 1,5 millions de chrétiens, ancrés dans la région depuis presque 2.000 ans, survivant aux péripéties de l’histoire, même après la conquête islamique du 7ème siècle. Même du temps de Saddam Hussein, les chrétiens assyriens ont bénéficié d’une protection contre les violences qui pouvaient leur être faites. Après la chute de Saddam Hussein orchestrée par les Américains, les chrétiens ont subi de plein fouet les troubles et le chaos qui s’ensuivirent, devenant la cible des milices islamistes qui les spolièrent, les violèrent, les massacrèrent ou les soumirent à la Sharia pour ceux qui survécurent.
 
L’Etat islamique, qui contrôle aujourd’hui une grande partie de l’Irak et de la Syrie, a déjà tué des milliers de civils et contraint des centaines de milliers de chrétiens à fuir la région où ils étaient installés depuis près de 1.700 ans. Il a détruit une grande quantité de bâtiments religieux et historiques qu’il considère comme antérieurs à la période islamique.
 

L’Etat islamique aidé par les Etats-Unis

 
C’est en 2013 que l’Etat islamique voit le jour, né de la fusion de deux émanations terroristes d’Al Qaïda : l’Etat islamique d’Irak d’une part et le Jabhat al-Nosra d’autre part. En 2014, il entend étendre la Califat en débutant une politique de conquête violente et en jurant le renversement du régime apostat de Bashar al-Assad. C’est dans cette phase d’expansion que les Etats-Unis vont soutenir l’Etat Islamique en fournissant des armes aux forces soi-disant « modérées » de la coalition rebelle ayant pour objectif de renverser le chef de la nation syrienne. Deux représentants officiels de l’Administration Obama, le vice-président Joe-Biden et le commandant de l’état-major des armées le Général Martin Dempsey se sont exprimés publiquement sur le rôle des Etats-Unis à cet égard.
 
Joe Biden a reconnu qu’il n’existait pas de forces « modérées » en Syrie que la Maison Blanche dit avoir soutenues contre Bashar al-Assad. Qui plus est, il accuse les islamistes au pouvoir en Turquie, aux Emirat Arabes Unis et en Arabie Saoudite de venir en aide aux rebelles et du même coup de soutenir l’Etat islamique, tous préoccupés à fomenter une guerre entre sunnites et chiites. Ils ont ainsi versé, déclare Biden, des centaines de millions de dollars et fourni des milliers de tonnes d’armement à qui voulait bien combattre Assad.
 

Au Proche-Orient comme dans nos pays européens

 
Le sénateur républicain Rand Paul avait déjà mis en garde ses confrères de l’arène politique américaine contre les dangers d’une telle politique, soulignant qu’il n’existait pas de forces dites « modérées » en Syrie et que les aides fournies par les Etats-Unis se perdaient dans ce chaos proche-oriental duquel l’Etat islamique a tiré les marrons du feu.
 
Ainsi, les chrétiens arabes du Proche-Orient font-ils les frais de l’intervention des Etats-Unis, que ce soit directement en Irak ou en Afghanistan, ou bien indirectement en Syrie, en Egypte ou en Libye. Comme le déclare le PDG de la John Birch Society, Art Thompson, « la guerre contre la chrétienté dans la sphère publique domestique, que ce soit dans les écoles ou devant les tribunaux, se reflète au Proche-Orient avec l’éradication de la chrétienté […] ».
 
Toute ressemblance avec ce qui se passerait chez nous, en France, serait-elle fortuite ?
 

Nicklas Pélès de Saint Phalle