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Royaume-Uni : enrôler les jeunes filles en manque de père dans l’armée

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Signe de la déconstruction de la société britannique : un membre de la Chambre des Lords a suggéré que les jeunes filles qui n’avaient jamais « fait l’expérience de l’amour d’un homme » – leur père, en l’occurrence – pourraient apprendre à se prémunir contre les relations imprudentes et les grossesses adolescentes en s’engageant au nombre des cadets de l’armée.
 
Lord Nash, conservateur, a souligné le fait que bien des adolescentes sont déboussolées par le manque de père à la maison à l’heure où les « familles monoparentales » se multiplient – le plus souvent sous la houlette de la mère, célibataire ou séparée du père de ses enfants.
 

Le manque de père est dommageable pour les jeunes filles

 
Tout en dénonçant le manque de rigueur et de rythmes de vie imposés dans de nombreux foyers où garçons et filles souffrent pareillement de ne pas être surveillés, notamment pour leur travail scolaire, Lord Nash a présenté les jeunes filles comme les victimes oubliées d’une situation où les enfants manquent de « référent masculin ». Elles sont particulièrement nombreuses, a-t-il assuré, à souffrir de l’absence de leur père et du fait de recevoir à l’école un enseignement presque entièrement dispensé par des femmes.
 
L’armée, a-t-il dit, peut leur donner le sens de l’organisation, de la « routine », une vie « structurée et disciplinée » capable de leur donner la force de caractère dont les jeunes, particulièrement les plus défavorisés, auront besoin pour « réussir » dans la vie. Ainsi l’armée serait-elle un remède à leurs vies « chaotiques », dans le cadre d’un plan qui connaît actuellement un réel essor au Royaume-Uni : la création d’unités de cadets de l’armée dans le cadre des écoles d’Etat. Il en existe déjà plusieurs dizaines depuis l’approbation du projet en 2010 et 54 sont en voie de création. Lord Nash préconise d’augmenter encore leur nombre.
 

L’armée, les hommes et le “modèle de référence”

 
« Ce que les cadets de l’armée peuvent apporter de vraiment bien à l’école, ce sont les hommes. Evidemment les femmes présentes dans les forces armées sont d’excellents modèles de référence, spécialement pour les jeunes filles » – mais « de nombreux enfants souffrent d’une absence totale de modèles de référence masculins dans leur vie, et cela peut être aussi dommageable pour les filles que pour les garçons », a-t-il déclaré : « Si une jeune fille n’a jamais fait l’expérience de l’amour d’un homme, le risque que cette situation peut représenter en termes de relations inappropriées et de grossesses adolescentes est évident. »
 
Si on en est à remplacer la famille stable et unie (qui n’est guère soutenue par les pouvoirs publics, notamment au Royaume-Uni) par une paternité de substitution exercée par l’armée, les choses deviennent graves. Certes il s’agit de remédier à des manques qui ne peuvent plus être compensés de manière normale. Mais l’urgence n’est-elle pas alors de réaffirmer la valeur du mariage stable et monogame ?