Alors qu’un peu plus d’un quart des Canadiens envisagent déjà le droit d’euthanasier les pauvres pour les soulager de leurs souffrances, deux « bioéthiciens » du Canada viennent de publier un article dans le Journal of Medical Ethics publié par le très sérieux British Medical Journal pour soutenir que des « situations sociales injustes » peuvent justifier l’Assistance médicale à mourir (MAiD, « Medical assistance in dying »). L’euthanasie à la mode canadienne permettrait de cette manière d’assurer une « réduction des dommages ».
Signé Kayla Wiebe et Amy Mullin, le papier assure que les personnes dans de telles situation peuvent avoir une autonomie diminuée ou préféreraient vivre dans de meilleures conditions, mais que l’option MAiD doit leur rester ouverte afin de leur permettre de réduire le mal qu’ils vivent, fût-ce de manière « tragique », comme le moindre de deux maux.
Tout en plaidant pour un meilleur accès aux soins et la fin des « injustices » qui les frappent, les auteurs soutiennent que le manque injuste de véritables choix ne doit pas les priver de ce choix de fin de vie suprême. Et ils donnent plusieurs exemples : comme celui d’un patient qui a choisi l’euthanasie parce qu’il n’avait pas accès économiquement à un logement compatible avec son hypersensibilité chimique multiple (MCS), ce manque d’accès au logement étant défini comme la cause principale de la « mort choisie ».
Cette publication intervient dans un contexte où l’accès aux soins se détériore à grande vitesse au Canada depuis le covid, comme le notent les auteurs eux-mêmes. Comme c’est curieux : telle est la réalité dans de nombreux pays occidentaux où précisément, l’euthanasie fait l’objet d’une forte promotion.











