fbpx

Retrait de la plainte de StemExpress contre David Daleiden, qui a révélé le scandale des organes de fœtus vendus par “Planned Parenthood”

Retrait plainte StemExpress David Daleiden organes foetus Planned Parenthood

David Daleiden


 
Sans doute la publication du rapport de la commission du Congrès des Etats-Unis, accablante pour le Planning familial américain, n’est-elle pas étrangère à l’information qui vient de tomber. C’est une nouvelle victoire pour David Daleiden et son « Center for Medical Progress » (CMP) : les poursuites engagées contre le lanceur d’alerte, qui a révélé le trafic d’organes fœtus par Planned Parenthood, par l’une des sociétés accusées d’avoir participé à ce trafic ont été purement et simplement abandonnées par celle-ci. Le retrait de la plainte déposée par la société StemExpress n’est certes pas un aveu ouvert de culpabilité, mais la décision de mettre fin à une procédure coûteuse et objet de forte publicité est significative. StemExpress a préféré faire une croix sur les fonds engagés, ce n’est pas rien.
 
La société StemExpress fait partie des laboratoires biomédicaux qui avaient conclu des contrats avec de grands centres du Planned Parenthood pour récupérer des tissus et des organes sur des bébés avortés, et ce, souvent, sans le consentement de la mère. Elle est en outre dans le collimateur depuis que le rapport du Congrès a constaté qu’elle avait entravé l’enquête publique, notamment en détruisant des documents que la loi l’obligeait à conserver et qui faisaient l’objet d’injonctions de production de la part de la commission spéciale. Cette dernière a en outre estimé que StemExpress était peut-être impliqué dans un trafic lucratif de corps de bébés avortés.
 

StemExpress, mis en cause dans la vente d’organes de fœtus par Planned Parenthood

 
Après la publication des vidéos obtenues par caméra cachée par David Daleiden et son équipe auprès du Planning familial, sous couvert de conclure des contrats de fourniture de tissus et d’organes fœtaux, StemExpress, nommément désigné dans les reportages, avait été la première société partenaire du spécialiste de la « santé reproductive » à poursuivre le lanceur d’alerte.
 
C’est en juillet 2015 que la société a demandé à la justice une ordonnance de non divulgation de la vidéo montrant son PDG, Cate Dyer, discutant de l’achat d’organes des bébés au cours d’un repas d’affaires – « 50 foies par semaine »… Elle n’avait pas obtenu satisfaction.
 

Le retrait de la plainte de StemExpress contre David Daleiden, une vraie victoire

 
La société avait ensuite menacé CMP de poursuites en proposant une solution négociée, à laquelle David Daleiden avait refusé de donner suite.
 
Le retrait de la plainte conduit celui-ci à se féliciter de cette décision très importante pour les « journalistes citoyens ». « Cette victoire pour la liberté d’expression et le journalisme citoyen a été rendu possible par la maîtrise et la ténacité de notre représentant juridique », a souligné Daleiden, qui a bénéficié dans cette affaire du soutien de plusieurs associations de juristes attachés à la défense de la liberté de conscience. « L’abandon de StemExpress envoie un message on ne peut plus clair à Planned Parenthood, à la National Abortion Federation et à tous leurs copains politiques qui seraient prêts à se risquer à porter atteinte au Premier amendement pour occulter leurs crimes », a-t-il ajouté.
 
La marche arrière de StemExpress porte notamment sur l’allégation selon laquelle le Planning familial comme la société acheteuse ne tiraient aucun profit de la récolte d’organes fœtaux : Cate Dyer l’affirmait encore au cours d’un entretien avec le Washington Post en mai 2016. Les vidéos montrant les négociations entre Mme Dyer et Planned Parenthood laissent constater au contraire qu’elle évoquait personnellement les profits financiers de ces opérations en disant : « Eh bien, nous faisons affaire en sachant que cela doit être bénéfique pour vous sur le plan financier. »
 

Anne Dolhein