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Le président du Comité judiciaire du Sénat confirme que Trump ne fait pas l’objet d’une enquête du FBI à propos de la Russie

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Les suppositions allaient bon train, et c’est peu dire, depuis que Trump avait annoncé l’éviction du directeur du FBI, James Comey. A coup sûr, le nouveau président dégageait les témoins gênants, empêchait une enquête en cours sur l’intrusion de la Russie dans l’élection présidentielle, qui donnait ses fruits… Jeudi, Chuck Grassley, président du Comité judiciaire du Sénat, a fermé la voie à la ruée complotiste. Sans l’affirmer directement, secret professionnel oblige, il a laissé soigneusement entendre que James Comey lui avait dit, en personne, que Trump ne faisait l’objet d’aucune enquête.
 
De quoi clouer le bec (pour cette affaire du moins) à toute la gent réunie des Démocrates et Républicains avides d’arriver à un « empeachment » de la nouvelle présidence, sa destitution pure et simple…
 

Le spectre de la Russie à la Maison Blanche : le scénario des anti Trump

 
C’est le sénateur démocrate Richard Blumenthal qui avait mis le feu aux poudres, la semaine dernière, en faisant pression sur James Comey lors de sa comparution devant le Comité judiciaire du Sénat, pour tenter de lui faire révéler que Trump était bien l’objet d’une enquête.
 
Déjà vertement critiqué pour son rôle dans la réouverture de l’enquête sur les e-mails d’Hillary Clinton durant la campagne présidentielle de 2016 (qui s’était conclue par un non-lieu), Comey n’avait rien répondu de tangible, dans un sens ou dans l’autre, disant qu’une confirmation ou une infirmation l’amènerait trop loin.
 
Hier, jeudi, lors d’une réunion d’affaires du Comité, son président, Chuck Grassley, a tenu à revenir sur le sujet, pour laisser entendre publiquement que, lors d’une séance fermée, le 3 mai, Comey lui aurait dit, ainsi qu’à la sénatrice démocrate Dianne Feinstein – qui n’a pas nié -, que Trump n’était pas l’objet d’une quelconque enquête de la part du FBI.
 

Trump n’a pas fait l’objet d’une enquête du FBI

 
Grassley a déclaré que lui, ainsi que Dianne Feinstein, avaient été tenus informés des différentes identités visées par l’enquête actuelle de l’agence. Sans pouvoir l’affirmer d’emblée – secret professionnel oblige – il a tout fait pour faire comprendre que le président n’était pas l’une d’entre elles.
 
« Il ne serait pas approprié pour moi de révéler ces détails avant que les professionnels qui mènent les enquêtes ne soient prêts. Donc, je ne répondrai à aucune question concernant les objectifs des enquêtes en cours en Russie. Mais je dirai ceci : peu de temps après que le directeur Comey nous a informés, j’ai tweeté qu’il devrait être transparent. J’ai dit qu’il devrait dire au public ce qu’il a dit au sénateur Feinstein et moi, à savoir si le FBI enquête oui ou non sur le président ».
 
Une autre manière, subtile, d’affirmer que non…
 
Et de confirmer par là-même la lettre adressée mardi par Trump à Comey, qui remercie l’ancien directeur du FBI de lui avoir à trois reprises assuré qu’il n’était pas l’objet d’une enquête. « Le sénateur Feinstein et moi n’avons rien entendu qui contredit la déclaration du président, a déclaré Grassley. Le peuple américain mérite de savoir si les hauts fonctionnaires du gouvernement font l’objet d’une enquête criminelle active ou d’un renseignement ».
 

Grassley évoque une « spéculation » médiatique et politique

 
« Parce que le FBI n’a pas réussi à préciser cela, la spéculation s’est répandue ». Et cette spéculation sauvage fut « non seulement irresponsable et sans fondement », mais elle a aussi sapé la foi du public américain dans les institutions démocratiques. Et a servi du même coup les objectifs russes – Grassley retourne l’arme des anti Trump contre eux…
 
Il a également suggéré que les autres membres du comité soient informés par le FBI de « ce qui se passe réellement ». « Espérons que cela aidera à guérir certaines des déclarations non étayées qui ont été faites »… Et toc. Trump s’est trouvé un soutien.
 
Sur d’autres sujets connexes, Grassley n’a pas hésité à étriller Comey, avec des questions du style : le FBI a-t-il divulgué des documents aux media, l’agence a-t-elle payé les informations de Christopher Steele, l’ancien agent de renseignement qui a compilé, depuis Londres, le soi-disant dossier Trump-Russie…. ? Pour lui, « Un nuage de doute accroche l’objectivité du FBI ».
 
Le débat est clos – enfin celui-là. Les media doivent se trouver un nouvel os, un autre scénario. Parions qu’ils ne nous décevront pas.
 

Clémentine Jallais