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Culture de mort : la franc-maçonnerie belge en pointe

Culture de mort - la franc maçonnerie belge en pointe

La Belgique est devenue jeudi le premier pays d’Europe à légaliser l’euthanasie des enfants sans âge minimum. Les Pays-Bas l’ont au moins limitée aux plus de 12 ans. Etrange maximalisme. Sur toutes les lois dites sociétales et la culture de mort, la franc-maçonnerie belge est en pointe.

 
La question de la « capacité de discernement » – absolument indéfendable sur un jeune enfant – a été l’un des rares sujets de controverse d’un débat globalement très apathique… Finalement, ce sont les médecins qui devront l’exercer, ce qui revient à leur donner droit de vie et de mort, sans jugement, sur une vie innocente. Une minorité de députés chrétiens-démocrates, quelques libéraux et de l’extrême-droite flamande étaient résolument contre ce texte, et de nombreux veilleurs se sont relayés pour tenter de contrer l’indéfendable… Mais ils étaient minoritaires, dans une société civile ou politique très « passive » sur la question.
 
L’Eglise catholique belge a redit son opposition à cette loi comme à l’euthanasie, légale depuis 2002, en compagnie des responsables juifs et musulmans… sans échos. Comment la Belgique, pourtant traditionnellement catholique, a-t-elle pu voter un texte aussi dramatique sans opposition réelle ?
Le pays brille par une triste « avance » sur tous les sujets « sociétaux » : euthanasie, avortement, mariage homosexuel… en raison d’un fort déclin de l’Eglise au profit d’une franc-maçonnerie parfaitement implantée.

 

La forteresse de l’ULB

Cette dernière donne sa forme à l’histoire du pays, depuis l’extrême fin du dix-huitième siècle. Les Pays-Bas autrichiens, leur partie flamande détachée de la Hollande et leur partie wallonne étaient profondément catholiques. Leur conquête par la France et la gestion napoléonienne se sont caractérisées par une expansion importante de la maçonnerie, continuée ensuite. Après la formation du royaume de Belgique, aucun problème majeur ne se pose d’abord avec l’Eglise catholique jusqu’à 1837 où le Cardinal Englebert Sterckx et l’épiscopat belge interdisent l’appartenance à la franc-maçonnerie aux catholiques, suite à l’encyclique Mirari Vos de 1832. Commence alors une lutte dans laquelle l’Eglise sortira largement affaiblie. L’instruction publique devient un des sujets de discorde et la Loge “Les Amis philanthropes” fonde l’Université libre et laïque de Bruxelles, un projet gigantesque pour une université encore aujourd’hui incontournable. C’est à cette époque que nombre de francs-maçons catholiques choisissent la franc-maçonnerie au lieu de l’Eglise catholique, et la bataille de l’instruction est remportée par les francs-maçons.
La Flandre reste alors plus catholique mais plus paysanne et plus pauvre. Aujourd’hui, elle a pris le dessus, économiquement, mais la guerre linguistique et territoriale l’emporte dans ses préoccupations sur les questions de société, et les seules vraies revendications flamandes sont l’indépendance et la limitation de l’immigration.

 

Le système fédéral favorise les idéologues

A noter que le vide institutionnel sur ces questions est réel. L’Etat fédéral gère ce qui touche à “l’intérêt” de tous les Belges. Les communautés fondées sur la langue sont compétentes, elles, pour gérer la culture et les personnes. Enfin les régions s’occupent de l’occupation du territoire. Les “corps intermédiaires” ne sont donc absolument pas compétents sur ces questions éthiques puisque les rôles sont clairement définis et que les problématiques identitaires sont très importantes et donc prioritaires dans l’esprit du peuple. L’Etat maçon a le champ libre pour développer la culture de mort quant à ces sujets considérés à tort comme annexes.
Les combattants sont donc dispersés, l’Eglise incapable de réunir le pays… alors que la franc-maçonnerie belge, elle, a su profiter d’un essor considérable dès la fin de la seconde guerre mondiale, et ses effectifs atteignaient à la fin du XXème siècle un nombre qu’elle n’avait jamais atteint depuis ses origines. La franc-Maçonnerie féminine a été en pointe dans les attaques contre l’Eglise, notamment avec le scandale des prêtres pédophiles particulièrement violent en Belgique. L’Eglise belge en est ressortie très faible et pèse peu dans le débat actuel.