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Mettre fin à la puissance de la Réserve fédérale : la voie du Fed-exit selon Ron Paul

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Ron Paul, ancien membre du Congrès américain et ancien candidat à la présidentielle du camp Républicain, poursuit sa réflexion sur la remise en cause de la banque centrale des Etats-Unis, la Réserve fédérale, dont nous avons évoqué la première partie ici . Dans son éditorial hebdomadaire publié dimanche dernier sur le site du Ron Paul Institute, il présente sa vision de la voie vers le « Fed-exit » – un vrai coup de pied dans la fourmilière du mondialisme dirigé par les banques centrales. Il faut préciser que Ron Paul n’a apporté son soutien à aucun des candidats à l’élection présidentielle, refusant de se ranger derrière Hillary Clinon, naturellement, mais dénonçant également le choix de Donald Trump – « Les Américains se trouvent face à un très mauvais choix ». Il ne soutient pas non plus le libertarien Gary Johnson, bien qu’il ait lui-même porté les couleurs du Parti libertarien jadis.
 
Nous vous proposons ci-dessous notre traduction intégrale de l’éditorial de Ron Paul sur le Fed-exit.


 

Les étapes vers le Fed-exit

 
« J’ai proposé que le mouvement pour la liberté capitalise sur le Brexit avec un Fed-exit : une campagne pour “faire sécession” par rapport à la Réserve Fédérale. Cela pourrait se faire au moyen de quelques changements politiques simples. Voter pour un audit de la Fed constitue une bonne première étape. Contrairement à la propagande de la Réserve fédérale, faire son audit ne portera pas atteinte à sa mythique “indépendance”. Cela permettra simplement au Congrès et au peuple d’apprendre toute la vérité sur sa manière de mener la politique monétaire.
 
« Cependant, le combat désespéré que mène la Fed contre l’audit laisse entendre qu’elle estime que davantage de transparence aura pour résultat de faire croître la volonté d’en sortir. Si l’on considère ce que nous avons découvert de ses activités lors de l’audit partiel au cours de la crise financière de 2008, on peut comprendre son inquiétude. Cet audit-là a révélé qu’entre 2007 et 2008, la Réserve fédérale a prêté plus de 16.000 milliards de dollars – plus de quatre fois le budget des Etats-Unis – à des banques centrales étrangères et des sociétés privées politiquement influentes ! Imaginons ce que révélerait un audit complet qui se pencherait sur la récente explosion de la création d’argent par la Fed par le biais de l’assouplissement quantitatif…
 

La Réserve fédérale ne doit plus se livrer à des manipulations

 
« Une fois que le Congrès et le public connaîtront toute la vérité sur les opérations de la Fed, nous pourrons commencer à travailler à la faire disparaître ou au moins à la brider. Une bonne deuxième étape serait d’interdire explicitement à la Fed de consentir des “prêts” aux entreprises privées comme aux gouvernements étrangers. La section 13(3) de la loi sur la Réserve fédérale, dont la Fed prétend qu’elle lui confère la compétence pour procurer une “aide d’urgence” aux sociétés privées, doit être révoquée.
 
« Le Congrès devrait aussi annuler le décret de Ronald Reagan créant la “Plunge Protection Team” (équipe de protection anti-crash) créée après le crash boursier de 1987, dont la fonction est d’intervenir chaque fois que les marchés financiers semblent au bord d’un effondrement, prolongeant ainsi l’illusion – créée par la Fed – de la prospérité économique.
 
« Le Congrès devrait aussi restreindre la capacité de la Fed d’acheter des obligations d’Etat qu’elle utilise pour monétiser la dette fédérale. Il devrait également empêcher la Fed de manipuler les taux d’intérêt. Ces actions réduiraient l’instabilité économique dont la politique monétaire de la Fed est responsable. Mettre fin à la monétisation de la dette par la Fed pourrait contraindre le Congrès non seulement à stopper la progression de l’“Etat-providence Etat-guerrier” [welfare-warfare state] mais même à commencer à diminuer son emprise.
 

Ron Paul dessine la voie royale vers le Fed-exit

 
« Le meilleur moyen de brider la Fed est de restaurer l’étalon-or. Cependant, il doit être authentique, et non tel celui d’après-guerre à la manière de Bretton Woods ou la “règle du prix de l’or” imposée par les producteurs. Cette règle contraint la Fed à faire monter les taux d’intérêt chaque fois que le prix de l’or atteint ou dépasse le repère fixé par la Fed. Ce faisant, cette règle lui laisse encore la possibilité d’essayer de “fixer” le prix de la monnaie. Elle fournit seulement à la Fed un autre indicateur a posteriori du fait que la dernière bulle inflationniste en date est sur le point d’éclater.
 
« L’étape la plus importante vers le Fed-exit et vers la restauration d’un véritable marché libre de la monnaie consiste en l’abrogation de toutes les lois qui, d’une manière ou d’une autre, restreignent le droit des individus d’avoir recours à d’autres monnaies. Dans un système de liberté du marché monétaire, certains choisiront d’avoir recours à une monnaie appuyée sur le métal, d’autres choisiront une monnaie électronique. L’important n’est pas le type de monnaie utilisé, mais que les gens aient le droit de choisir eux-mêmes l’unité d’échange à laquelle ils auront recours pour leurs transactions économiques.
 
« Tant qu’on laissera la Réserve fédérale manipuler la valeur de l’argent et agir au service du welfare-warfare state, nous n’aurons jamais un marché véritablement libre ni une société libre. Par conséquent, tous ceux qui recherchent la liberté, la paix et la prospérité doivent soutenir les efforts en vue du Fed-exit. »
 

Patrick Neuville