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Italie : agressions d’enfants catholiques par des jeunes musulmans à Ravenne et à Terni

Italie : agressions d’enfants catholiques par des jeunes musulmans à Ravenne et à Terni
 
Alors que l’Italie accueille un nombre croissant de migrants venus d’Afrique, plusieurs incidents impliquant des jeunes musulmans qui se sont livrés à des agressions sur des enfants catholiques ont défrayé la chronique. Le dimanche 10 mai, c’était une procession mariale qui était prise pour cible à Conselice, dans la province de Ravenne, dans le centre du pays ; le 14 mai, l’agression d’une fillette catholique à Terni, au nord de Rome a provoqué l’indignation. Et le malaise parmi les autorités religieuses, politiques et médiatiques : comment concilier l’idéologie officielle qui proclame l’égalité des cultures et le devoir d’accueil tout en dénonçant les agressions de ces jeunes musulmans ?
 
A Conselice, le 10 mai, les fidèles de la paroisse de Saint-Martin participaient à leur traditionnelle procession du mois de Marie lorsqu’un groupe de jeunes musulmans, réunis au siège de l’association islamique « Attadamun », ont commencé à insulter et à menacer les catholiques. Bien sûr tous ont eu peur, mais surtout les enfants.
 

Agressions d’enfants catholiques : n’instrumentalisons pas cela contre les musulmans ?

 
Paola Pula, mairesse de cette commune de quelque 10.000 âmes, s’est aussitôt réunie avec les responsables de l’association musulmanes qui ont envoyé dans la foulée une lettre d’excuses aux membres de la paroisse. « Ce qui s’est passé, même si cela a trait au comportement de quelques enfants, n’est pas tolérable et nous n’allons pas le minimiser. (…) Nous renforcerons notre engagement au service du respect de toute sensibilité et appartenance religieuse et nous espérons donc, comme cela a été souligné par toutes les parties impliquées, une avancée dans la direction positive du dialogue et de l’éducation à la connaissance réciproque, dans le respect des règles de la convivialité. J’estime que le comportement des représentants des deux communautés est la meilleure réponse à une quelconque instrumentalisation de l’incident », a-t-elle déclaré.
 
Le deuxième « incident » s’est produit le 14 mai à Terni, en Ombrie, où un garçon musulman âgé de 12 ans a frappé à de multiples reprises à la poitrine une camarade (?) de classe qui portait une chaîne avec un crucifix autour du cou, et qui refusait de l’enlever malgré ses menaces. La jeune fille a dû être hospitalisée, victime de contusions au thorax. Elle ne pourra pas retourner à l’école avant 20 jours, ont décidé les médecins – et ce ne sera pas dans son école actuelle. Elle a trop peur.
 

Ravenne, Terni : un signal d’alarme pour l’Italie alors que les réfugiés musulmans affluent

 
Son agresseur, un Sénégalais arrivé dans cette grosse ville de 100.000 habitants il y a un mois, ne sera pas poursuivi, vu son âge.
 
Là encore, la presse et les autorités ne sachant trop sur quel pied danser. Andrea Zambrano, d’Il Giornale, écrivait la semaine dernière : « Nous devons nous contenter d’une simple réprimande avec l’espoir que cela leur servira de leçon. » La directrice de l’école, Carla Riccardi, a qualifié l’incident de « très grave », mais elle a ajouté aussitôt : « Nous cherchons à ne pas l’instrumentaliser ». Mgr Giuseppe Piemontese, évêque de Terni, est sur la même ligne : « C’est un geste certainement grave que l’on pourrait stigmatiser, mais qu’il ne faut ni exagérer ni minimiser. »
 
Alors que ce sont des enfants qui sont atteints, l’une des premières préoccupations des autorités est donc d’éviter d’« instrumentaliser » des agressions qui sont bien le fait de jeunes musulmans en tant que tel pour éviter de laisser pointer l’islam du doigt.
 
Certes, on ne juge pas une communauté à l’aune de ses brebis galeuses. Mais la question est celle-ci : aux yeux de l’islam, ces jeunes ont-ils bien ou mal agi ? La réponse est dans le Coran, et dans les Hadiths…
 

Entre humanité et lucidité : ne pas minimiser les agressions des jeunes musulmans

 
Dans les deux cas, ils se sont produits dans des villes comptant plus de 10 % de personnes d’origine étrangère, avec semble-t-il une proportion plus importante de musulmans dans la bourgade de la province de Ravenne, là où Terni « accueille » davantage de Roumains et d’Européens de l’Est, mais dans un contexte où les réfugiés d’Afrique prennent une place de plus en plus importante.
 
Dans les deux cas, ce sont des jeunes musulmans qui se sont livrés aux agressions. Des jeunes élevés dans leur foi islamique, encore sous l’influence prépondérante de leurs aînés, formatés par ce qu’ils entendent en famille et de la part de leurs responsables religieux. Cela donne une particulière gravité aux faits, et ce n’est pas les « instrumentaliser » à tort que de remarquer le lien entre ces violences antichrétiennes et la confession des agresseurs… De fait, elles sont minimisées par ceux qui doivent d’abord protéger la population de l’Italie, nation chrétienne.
 
Les incidents surviennent alors que dans le sud de l’Italie, de nombreuses installations paroissiales se sont transformées (ne disons pas : « converties »…) en centres d’accueil pour les centaines et milliers de migrants réfugiés qui arrivent d’Afrique. Des pauvres gens qui ont besoin d’aide et de compassion, comme le répète le pape François : il y a des devoirs que l’humanité et la charité chrétiennes imposent. Mais ce n’est pas une raison pour s’aveugler devant les réalités.
 

Anne Dolhein