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Après le massacre de Sutherland, le déchaînement pour l’interdiction des armes à feu cache mal des intentions totalitaires

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Le massacre commis par Devin Patrick Kelley dimanche 5 novembre dans une église baptiste de Sutherland au Texas – 26 morts -, avant d’être abattu, a relancé le chœur des partisans démocrates de l’interdiction des armes à feu. Pourtant le cas Kelley dément leur argumentaire : le meurtrier, un ancien de l’US Air Force, était interdit de port d’armes après avoir reçu un blâme en cour martiale pour « mauvaise conduite » en raison de violences conjugales sur sa femme et son enfant, délits pour lesquels la justice l’avait condamné à un an d’emprisonnement. C’était en 2012. Son interdiction de port d’armes restait valable même après qu’il eut quitté l’armée en 2014. Ce qui ne l’a pas empêché d’acheter un fusil d’assaut militaire après avoir rempli le formulaire de contrôle.
 

Devin Patrick Kelley, 26 ans, un athée agressif responsable du massacre de Sutherland

 
Devin Patrick Kelley, 26 ans, était un athée agressif et ses violentes diatribes lui avaient valu sur Facebook des désabonnements de la part de ses relations d’études. Nina Rose Nava, qui fréquenta son lycée, témoigne pour le Daily Mail qu’il « disait tout le temps que nous, les gens qui croyons en Dieu, étions stupides, et il insistait pour prêcher son athéisme ». Elle ajoute l’avoir supprimé de ses amis sur Facebook parce qu’elle « ne pouvait plus supporter ses messages ».
 
Kelley, habillé de noir et portant un gilet pare-balles, a pénétré dans l’église à 11 heures, en plein culte, et a ouvert le feu avec son fusil semi-automatique, tuant 26 paroissiens, en blessant 20. Un voisin âgé de 55 ans, Stephen Willeford, alerté, se saisit de son fusil et courut pieds nus vers le bâtiment. Il réussit à toucher Kelley dans un pli de son armure, le poussant à lâcher son arme et à fuir dans son véhicule. Willeford et un autre voisin, Johnnie Lengendorff, le prirent en chasse. Après une course-poursuite sur 20 km à des vitesses atteignant 150 km/h, Kelley s’écrasa contre un obstacle. Il était déjà mort lorsqu’on put l’approcher.
 

De Bob Casey à Dianne Feinstein, le déchaînement des anti-armes à feu

 
Le président Donald Trump a estimé que « dans ce cas, c’est la santé mentale qui constitue le problème », ajoutant que Kelley était « un individu très perturbé ». En face, dans le camp démocrate, on s’est gardé de relever l’athéisme fulminant du criminel qui ne s’en est pas pris à une église par hasard. Non, tout s’est résumé à une critique des armes à feu. Le sénateur démocrate gauchiste Bob Casey a exigé que « le Congrès agisse contre la violence par armes », rejoint par le libéral Dick Durbin. Pour la sénatrice de Californie Kamala Harris, « cette violence insensée par armes à feu a ravagé une nouvelle communauté – cette fois dans un espace de prière ; quand dirons-nous que c’est assez ? ». « Le Congrès doit agir », renchérit le sénateur Richard Blumenthal.
 
Autre Démocrate, la sénatrice Dianne Feinstein, ancien maire de San Francisco, s’emporte : « Quand cela va-t-il cesser ? Quand déciderons-nous que nous ne pouvons plus accepter de massacres dans nos lieux de prières, nos écoles, nos concerts ? Quand ferons-nous enfin quelque chose de concret contre cela ? ». Comme pour plusieurs autres précités, la notation de Feinstein sur l’Index de la Liberté, qui indique l’éloignement des principes constitutionnels après analyse des votes des élus, tourne autour de 11 sur 100, reflétant son opposition constante au Deuxième Amendement qui garantit depuis 1791 à tout citoyen le droit de porter une arme. Le sénateur démocrate du Connecticut Chris Murphy, dénonce lui « l’allégeance aux fabricants d’armes ».
 

Après l’attaque islamo-terroriste de New York, fallait-il exiger l’interdiction des camions ?

 
L’analyste conservateur Bob Adelmann réplique, sur Thenewamerican.com : « Après l’attaque (islamo-terroriste) à New York la semaine dernière, ces gens-là ont-ils appelé à instaurer un contrôle des camions ? Et pourquoi n’appelleraient-ils pas aussi à l’interdiction des stylos parce qu’ils seraient la cause des fautes d’orthographe, ou au bannissement des chaussures de travail avec coques si leur propriétaire frappe un chien à coups de pieds ? »
 
Les élus démocrates se gardent bien de relever la considérable diminution du nombre de violences par armes à feu aux Etats-Unis, alors que le nombre de détentions d’armes par des citoyens habilités a augmenté. De plus, le massacre de dimanche n’a pas été empêché par les lois qui existent déjà sur les armes à feu, pas plus que par l’interdiction judiciaire faire à Kelley d’en porter une. Ces Démocrates omettent enfin et surtout de dire que le massacre a été interrompu par l’usage… d’une autre arme à feu, cette fois-ci utilisée pour la bonne cause.
 

Les Etats totalitaires ne tolèrent pas des citoyens armés, le pacifisme mène au totalitarisme

 
Plus généralement, désarmer les Américains reviendrait à leur interdire de se défendre contre les éventuelles dérives totalitaires d’un gouvernement. Ou de se protéger des criminels qui, eux, trouveront toujours le moyen de s’armer, comme l’illustre l’état des banlieues ethniques françaises où les dealers se massacrent entre eux – un mort par mois en moyenne à Marseille – avant que leurs « radicalisés » aillent massacrer des « mécréants ». En France pourtant, les armes sont quasi-interdites.
 
Nos humanistes du désarmement universel, les mêmes qui jadis prônaient le pacifisme face à l’Allemagne puis le « Besser Rot als Tot » (plutôt rouges que morts) face aux SS20 soviétiques, oublient que les totalitarismes ont toujours imposé leur pouvoir par le désarmement de leurs sujets. Mao Tse Toung disait : « Le parti communiste commande à tous les fusils. De cette façon, aucun fusil ne peut jamais commander le parti. » Adolf Hitler lançait : « La pire des erreurs serait de permettre aux races inférieures de posséder des armes. » Oui, l’idéologie du désarmement universel est, aussi paradoxal que cela puisse paraître, une idéologie totalitaire.
 

Matthieu Lenoir