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Nature : manger autrement pour nourrir l’humanité en 2050

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Une étude publiée dans Nature tend à établir que les besoins de l’humanité en nourriture selon les normes actuelles ne pourront pas être satisfaits en 2050 malgré tous les progrès imaginables et qu’il deviendra donc nécessaire de changer de façons de se nourrir. Le spectre de la famine généralisée de l’humanité a été agité de diverses manières depuis qu’en 1968 Paul Ehrlich a publié la Bombe P (The Population Bomb). Il s’agit toujours, dans une perspective malthusienne, que l’humanité deviendra trop nombreuse et qu’on ne pourra maîtriser sa croissance, soit qu’elle ruine son environnement, soit qu’on ne puisse plus la nourrir, avec tous les risques de maladies et de guerre que cela comporte. Bref, il s’agit toujours de provoquer une peur millénariste (à un terme toujours repoussé) pour obtenir un changement complet de comportement, une conversion de l’humanité, à commencer par les riches pays du Nord, au socialisme écologiste.
 

Pourquoi manger autrement selon Nature

 
L’étude de Nature renouvelle un tout petit peu le genre. Elle porte d’abord sur la viande, et conclut que malgré les progrès dans l’élevage, sa production n’atteindra pas la demande globale en 2050, qu’il faudra donc augmenter la surface des terres consacrée à l’agriculture. Ce qui provoquera une catastrophe écologique : « l’agriculture est la cause principale des pertes de biodiversité, le principal contributeur à la pollution et au changement de climat, cette extension des surfaces cultivables est indésirable ». Comme l’agriculture intensive aurait elle aussi des effets négatifs, la seule solution, préconisée par l’étude, est la diminution de la demande globale, que l’on ne peut obtenir que par la modification (« l’amélioration ») du régime alimentaire et la « réduction des gaspillages » afin d’atteindre la « sécurité alimentaire ».
La viande est, de manière classique, dans le collimateur des auteurs : l’alimentation trop riche du Nord est périodiquement montrée du doigt, comme malsaine.
 

Viande prohibée pour nourrir l’humanité en 2050

 
Cela ne manque pas en partie de pertinence, en cas d’excès manifeste, mais tout nutritionniste sait aussi les bienfaits de la viande, les maladies que provoquent les carences. Au-delà des arguties médicales, ce qui est en jeu, c’est le pouvoir, au nom de projections douteuses (le changement de climat et la perte de biodiversité ne sont pas des données, mais des fantasmes utiles à certains), de changer les mœurs, les us et les coutumes de l’humanité entière. En s’attaquant au plus fondamental : on est ce qu’on mange, et ce qu’on vous a appris à manger. Un individu séparé des habitudes alimentaires reçues en famille est déraciné, propre à accepter les autres changements de mœurs qu’on lui proposera, rouler moins, se chauffer moins, etc. On avance tranquillement sur la voie de la décroissance totalitaire, avec bien sûr des préceptes qui au premier abord ne peuvent qu’entraîner l’adhésion, comme celle de Bojana Bajzelj, de l’Université de Cambridge : « Réduire le gaspillage de nourriture et modérer sa consommation de viande grâce à un régime plus équilibré sont les choix essentiels « sans regret. »