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PrĂ©sidentielle : avec Macron le mondialisme ostentatoire annonce la fin de la France et de la dĂ©mocratie

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Toute la campagne de la prĂ©sidentielle l’a montrĂ©, le mondialisme est entrĂ© dans une phase ostentatoire dont la construction de Macron est un signe : il annonce un mĂ©pris sans borne des institutions et du peuple, la fin de la France et de la dĂ©mocratie.
 
A première vue, c’est une entourloupe de taille mais simple en son principe : un prĂ©sident honni met en tĂŞte de la prĂ©sidentielle son poulain Macron pour qu’il lui succède, par un stratagème qui remet aussi en selle les thèmes d’une gauche divisĂ©e et discrĂ©ditĂ©e, de manière Ă  la perpĂ©tuer en paraissant la saborder. Le changement, c’est maintenant, et c’est celui du guĂ©pard, il faut que tout change pour que rien ne change.
 

La fin de la France et de la démocratie si Macron est élu

 
En fait, c’est beaucoup plus grave, ce sont la France et la dĂ©mocratie qui sont les vraies cibles de la manĹ“uvre, et ce pourrait en ĂŞtre la fin si Emmanuel Macron Ă©tait Ă©lu. Le mondialisme est aux manettes, il a tout fait ces six derniers mois pour discrĂ©diter la prĂ©sidentielle. Les quelques exemples que je vais citer sont loin d’être exhaustifs. D’abord les primaires, contraires aux usages de la prĂ©sidentielle en France et Ă  l’esprit de la constitution. Ensuite le pilotage de la campagne par des sondages visant Ă  donner l’impression que les jeux Ă©taient faits d’avance. Ensuite le dĂ©bat Ă  onze, qui, sous couleur d’égalitĂ© a servi d’amplificateur aux discours d’extrĂŞme gauche et du mondialisme dominateur. En particulier l’affirmation rĂ©pĂ©tĂ©e par deux candidats au moins, Poutou et Nathalie Arthaud, que l’essentiel ne se jouait pas dans les urnes mais dans la rue, rue oĂą Poutou se trouvait la veille mĂŞme du scrutin afin d’appeler en toute hypothèse Ă  un « troisième tour social Â» : on fait difficilement plus explicite comme nĂ©gation de la dĂ©mocratie.
 

Ostentatoire : la prĂ©sidentielle prĂ©sentĂ©e comme un clownerie

 
Mais ce ne sont encore que des amusettes. La campagne prĂ©sidentielle a Ă©tĂ© aussi perturbĂ©e par les affaires lancĂ©es contre Fillon et Marine Le Pen, de sorte que non seulement cela a pesĂ© sur le rĂ©sultat mais cela a pratiquement interdit tout dĂ©bat de fond sur des questions sĂ©rieuses, contribuant un peu plus Ă  dĂ©valuer la dĂ©mocratie aux yeux d’un public qui juge dĂ©jĂ  fort sĂ©vèrement les politiques. C’est ainsi qu’a Ă©tĂ© exacerbĂ© en France un sentiment dit sans plus de prĂ©cision « antisystème Â», qui a permis Ă  de très vieux chevaux de retours, Fillon, MĂ©lenchon, Poutou, Asselineau, Cheminade, Lassalle, Hamon, Nathalie Arthaud, Dupont-Aignan de se prĂ©senter comme neufs et comme tels rebelles. Mais la grossièretĂ© de l’artifice Ă©tait telle qu’à la fin le public ne pouvait manquer de le dĂ©tecter, ce qui, discrĂ©ditant le spectacle de la campagne prĂ©sidentielle, discrĂ©ditait ipso facto la dĂ©mocratie, selon un procĂ©dĂ©  mental bien connu : ce sont tous des clowns, donc ils jouent dans une clownerie.
 

Le système unanime pour soutenir Macron candidat antisystème

 
Cette campagne de dĂ©valuation de la dĂ©mocratie a atteint son sommet hier soir lors de la soirĂ©e des rĂ©sultats. Le candidat qui affiche les couleurs du mondialisme le plus ostentatoire est arrivĂ© devant la candidate dite nationale. Sur les neuf restants, quatre, Ă  gauche et Ă  l’extrĂŞme gauche, se donnaient des airs de combattre le mondialisme, et trois Ă  droite faisaient de mĂŞme Ă  des degrĂ©s divers. Or tous les sept, avec ou sans pĂ©riphrase ou prĂ©caution de langage, ont appelĂ© Ă  faire barrage Ă  la candidate nationale. En suivant peu ou prou les Ă©lĂ©ments de langage de BenoĂ®t Hamon, qui adjure les hommes de bien de distinguer Â« les adversaires politiques des ennemis de la rĂ©publique Â». C’est extra fou et cela montre sans contestation possible que l’UMPSUDIMODEMEELVNPALCINSOUMISE obĂ©it perinde ac cadaver Ă  des consignes venues de plus haut. MĂŞme quand elles sont suicidaires pour le parti et humiliantes pour l’homme, comme dans le cas de François Fillon, obligĂ© de dĂ©dire la campagne extrĂŞmement droitière qu’il venait de mener.
 

La stratégie du mondialisme contre les peuples et la démocratie

 
Le mondialisme ploutocratique a jeté toutes ses forces de propagande et d’influence pour créer Macron en urgence et pousser Mélenchon, étouffant ainsi toute possibilité pour la gauche revendiquée d’être au second tour, et elle a pilonné Fillon avec les affaires, ce qui a permis à MLP d’accéder au second tour tout juste, malgré une campagne exécrable à tous égards. Cela participe d’une stratégie plus vaste par laquelle le mondialisme vise à contenir la colère des peuples qui se manifeste en Europe et en Amérique depuis un an et à l’utiliser à son profit.
 
Il a rĂ©ussi Ă  empĂŞcher les Autrichiens d’élire un prĂ©sident FPĂ–, il  embrouille le Brexit, il cherche Ă  instrumentaliser et soumettre Trump en mĂŞme temps qu’elle le discrĂ©dite. Mettre face Ă  un Macron bodybuildĂ© par le système une Marine Le Pen affaiblie par une campagne sans enthousiasme, sans ligne politique claire, après l’avoir artificiellement placĂ©e Ă  la première place par des sondages maison, c’est prĂ©parer, avec l’effondrement final du Front national et de sa candidate, une pĂ©dagogie anti populiste de choc dans un des pays les plus mĂ©diatiques du monde, la France.
 

Les vieux parrains et la marraine du gamin Macron

 
Le mondialisme ploutocratique a vraiment créé Macron ex nihilo et le choix d’un tel personnage montre, derrière l’habile abnégation de François Hollande (ce n’est pas pour rien qu’il fut élu homme d’Etat de l’année 2016), le mépris ostentatoire qu’éprouvent les philanthropes cosmopolites pour la démocratie et pour la France.
 
L’homme, ancien secrétaire adjoint de l’Elysée et ministre de l’économie de François Hollande, comme tel associé à la politique d’un quinquennat jugé désastreux, se présente en homme neuf. Parrainé par plus de cinq cents élus socialistes, des dizaines de communistes, des gens du centre, de la droite, de l’extrême droite libérale même, dès le premier tour, par le gros du show bizz, par les médias, les instituts de sondage et les gros médias, bref, adoubé par tout le système avant d’être rallié par tous au second tour, il nous est vendu royalement pour candidat antisystème véritable. De même que, ses deux principaux concurrents étant poursuivi pour malhonnêteté, il s’habille de probité candide et de lin blanc – alors que le parquet financier refuse de faire la lumière sur sa déclaration de patrimoine et sur l’achat douteux de SFR par son ami Patrick Drahi.
 

Un mépris ostentatoire pour la France et la démocratie

 
En plus, nous l’avons tous vu montrer dans les dĂ©bats des limites intellectuelles et morales très Ă©troites – les internautes en ont fait des montages dĂ©sopilants. Il n’a mĂŞme pas le mĂ©tier et la ruse supĂ©rieurs de son mentor. Lui candidat n’a aucun programme, il l’avoue, aucune personnalitĂ©, aucune expĂ©rience, il le revendique, aucune Ă©paisseur, il le montre Ă  chaque discours et c’était particulièrement flagrant le soir des rĂ©sultats. Il insère mĂ©caniquement son vide intĂ©rieur dans une rhĂ©torique qui ne fait pas honneur aux Ă©tudes qu’il a suivies, il a le discours dĂ©sespĂ©rant d’un premier de classe nulle.
 
Que signifie donc le choix de ce gamin mĂ©diocre, seulement distinguĂ© par une vieille couguar ? Que le mondialisme ose tout dĂ©sormais, qu’il avance en terrain conquis et se plaĂ®t Ă  Ă©craser le visage des Ă©lecteurs qu’il asservit avec leur assentiment. C’est une dĂ©claration ostentatoire de mĂ©pris pour la France et la dĂ©mocratie.
 

Sortir du piège de la présidentielle

 
Que faire maintenant ? Poser la question c’est y rĂ©pondre. Au premier tour, on choisit, au deuxième on Ă©limine. Pour Marine Le Pen comme pour Donald Trump il n’est plus temps de se demander si c’est du vrai ou du faux, si elle pourra ou ne pourra pas faire, si elle peut ou non s’amĂ©liorer sur les questions fondamentales de l’éthique et de la famille. Dans un naufrage, on tente d’étouffer la voie d’eau Ă  tout prix, avec ce qu’on a sous la main : face au mondialisme extrĂ©miste et ostentatoire qui ruinerait la France, un Ă©lecteur antimondialiste ne peut, pour reprendre Ă  l’envers la rhĂ©torique de François Fillon, que voter Marine Le Pen. La mort dans l’âme ou pas, mais sans trembler, sinon, sous la botte de Macron, c’est la mort de la France assurĂ©e.
 

Pauline Mille