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La ratification de la COP21 est aussi une imposture, car les émissions de CO2 vont augmenter

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Dans tous les pays où le discours sur le réchauffement climatique est au cœur de la propagande politique, médiatique et scolaire, la ratification de la COP21 par les Etats-Unis et la Chine, les plus gros émetteurs de CO2 au monde, a été saluée comme un événement exceptionnel et heureux. C’est la preuve que les plus grands peuvent s’entendre pour le bien de la planète, la preuve que la globalisation a du bon ! On remercie chaleureusement Obama et Xi Jinping, ces bienfaiteurs de l’humanité, d’avoir signé au nom de leurs pays (pardon, imposé comme l’explique Pauline Mille dans sa chronique de ce jour sur RITV) un accord qui limitera leurs émissions de gaz à effet de serre et contenir ainsi le réchauffement. Mais c’est une imposture. Ils émettront davantage. Le niveau de CO2 va augmenter, c’est écrit.
 
Ce n’est pas pour autant, rassurez-vous, que les températures vont augmenter davantage et les océans déborder. Rien de tout cela n’est prouvé. Mais comme le souligne, narquois, le spécialiste du Telegraph en matière de changement climatique, le très sceptique Christopher Booker, une chose est sûre : aux termes de l’accord de la COP21, la Chine va expédier moitié plus de CO2 dans l’atmosphère d’ici à 2030.
 

On célèbre la ratification de la COP21 alors que les émissions de CO2 augmenteront

 
Assurant à elle seule environ 28 % des émissions mondiales de CO2 d’origine humaine, le double de celles des Etats-Unis, la Chine n’a nullement l’intention de modérer son activité. Elle a simplement promis de réduire ses émissions par unité de PIB, mais comme celui-ci devrait – selon ses propres plans et projections – augmenter fortement d’ici à 2030, les émissions prévues croîtront de 50 % ce qui lui fera prendre la part du lion en matière d’émissions mondiales.
 
Les pays émergents ont beau augmenter la part des « énergies renouvelables » – et il ne faut pas oublier que la production de ces parcs est elle-même gourmande en énergie – rien ne garantit, loin s’en faut, qu’ils cesseront de recourir aux « énergies fossiles » tant décriées par les réchauffistes. Dans le même temps, les pays développés acceptent déjà de lourdes augmentations du prix de leur énergie par l’exigence du « renouvelable » : ils seront de loin les plus gênés.
 
Mais tous les grands émetteurs ont déjà, comme ils l’ont d’ailleurs clairement indiqué à Paris, l’intention de construire des centrales au charbon qui feront décoller leurs émissions. L’Inde – troisième émetteur après la Chine et les Etats-Unis – en a planifié plus de 400, de telle sorte que ses émissions de CO2 auront triplé d’ici à 2030.
 

L’imposture de la COP21 : la ratification est avant tout une fiesta mondialiste

 
Comment tout cela est-il possible ? Eh bien, les accords de la COP21 ont été présentés comme « légalement contraignants », mais à supposer qu’ils soient ratifiés – plus ou moins légalement selon les pays – par 55 pays représentant 55 % des émissions de CO2 totales dans le monde, exigence minimale pour leur entrée en vigueur, il faut savoir que celle-ci sera de toute manière partielle. Elle ne porte que sur l’engagement par chaque signataire de présenter une « contribution nationalement définie », c’est-à-dire son estimation de ses émissions de CO2 à l’horizon 2030.
 
A l’aune des réchauffistes, c’est un échec cuisant. Le reste du monde peut se contenter, goguenard, de constater l’étendue de la mascarade, en se disant que tout cela n’a pas grande importance.
 
C’est vrai dans la pratique. Mais sur le plan de l’idéologie, c’est le discours qui compte et là, ils ont tout gagné : le monde entier croit qu’il faut se prosterner devant la planète et lui offrir en sacrifice inversé ce CO2 qui ne s’élèvera plus dans les airs comme l’encens, lui-même suspect de « polluer »…
 

Anne Dolhein