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Terre Sainte : la restauration du tombeau du Christ

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Le tombeau du Christ au Saint-Sépulcre, à Jérusalem.


 
Branle-bas de combat à Jérusalem autour du Saint-Sépulcre mardi dernier. Orthodoxes, Franciscains et Arméniens étaient réunis pour la bénédiction d’échafaudages que les Eglises de Terre Sainte, gardiennes de la basilique de la Résurrection, ont décidé de mettre en place, après des études qui ont duré plusieurs mois, afin d’entreprendre notamment la restauration du tombeau du Christ, dont l’état se dégrade au fil des ans.
 
Début mars, s’est tenue à Athènes une réunion en présence de divers ministres du gouvernement grec, des patriarches grecs orthodoxes d’Athènes et de Jérusalem, du Custode de Terre Sainte, et du patriarche arménien, au cours de laquelle le professeur Antonia Moropoulou a présenté les résultats de l’étude pluridisciplinaire qu’elle a dirigée sur l’état de l’édifice.
 

La restauration du tombeau du Christ

 
Au-delà des défauts structurels de l’édifice qui datent de sa construction même, certains facteurs contemporains contribuent à cette fragilisation. Et notamment la fréquentation importante de la basilique par les pèlerins et touristes, dont le souffle, en se condensant provoque l’altération des mortiers qui retiennent les blocs de marbre, la chaleur des cierges ou les fumées.
 
Les travaux devraient débuter dès la fin des fêtes de Pâques tant orthodoxe que catholique, et durer environ huit mois, période durant laquelle le saint lieu restera néanmoins accessible au culte et à la dévotion des fidèles.
 
Il ne peut être évidemment question, malgré les remarques techniques évoquées plus haut, d’interdire au culte et à la piété, voire au tourisme, l’un des lieux les plus sacrés de la chrétienté.
 

Le pèlerinage de Terre Sainte

 
La restauration envisagée après accord des différentes Eglises devrait permettre de conserver le lieu tel qu’il existe, en le démontant puis en le remontant, après avoir nettoyé, ou remplacé pour les plus fragiles, chacune des plaques de marbre qui le constituent.
 
Ainsi l’édicule, imbriqué dans une structure d’acier depuis l’époque du Mandat britannique, et qui se situe au centre de la rotonde du Saint-Sépulcre sera-t-il restauré.
 
Et les chrétiens qui, en ce Vendredi saint, fêtent l’événement de leur salut, la mort du Christ et, à la suite son ensevelissement, pourront continuer à s’y rendre en pèlerinage.
 

François le Luc