Pour sauver le réchauffement climatique, des « scientifiques » cassent le thermomètre de l’océan et nient l’histoire du climat

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Photo fournie par l’IMPMC de Paris, le CNRS et le Musée national d’histoire naturelle (MNHN) montrant la structure d’un foraminifère


 

Postulé par des modèles mathématiques complexes, le réchauffement climatique n’est pas confirmé par l’expérience. Des « scientifiques » s’échinent donc à sauver un mythe politiquement important : ils nient l’histoire du climat et cassent le thermomètre des océans.
Tel qu’il est décrit dans les médias, d’origine humaine et continument accéléré, le réchauffement climatique prend l’eau. Le grand public commence à savoir que les glaces du pôle Sud, loin de disparaître, s’accroissent, et que les mesures de la Nasa ne discernent aucune hausse globale du thermomètre depuis bientôt vingt ans. Et malgré la censure précautionneuse des médias, des voix autorisées s’élèvent pour mettre en doute le dogme fallacieux imposé par le GIEC. Dernièrement, un ancien ministre des finances de Margaret Thatcher, Lord Lawson, a pu dire la vérité sur la BBC. Alors, pour sauver à tout prix le mythe sur quoi l’empire écologique prétend se fonder, de pseudo scientifiques ont reçu la mission de nier carrément tout ce que l’on croyait savoir de l’histoire du climat dans une étude parue jeudi dernier.
 

Les foraminifères, thermomètre du réchauffement

 
Résumons l’argumentation de Sylvain Bernard, géochimiste du Muséum d’histoire naturelle de Paris, patron de la petite équipe qui a publié l’étude dans Nature Communications. « Jusqu’à maintenant, on pensait qu’il y a 100 millions d’années, sous le Crétacé, l’océan profond était 15 degrés plus chaud qu’actuellement et qu’il avait refroidi continument jusqu’à il y a une dizaine de millions d’années environ ». L’opinion générale était que le fond des océans, où le thermomètre jauge aujourd’hui 3,5 degrés centigrades, était alors à 20 degrés. Mais pour Sylvain Bernard, « le thermomètre utilisé n’est plus fiable et toutes les interprétations qui ont été faites à partir de lui sont fausses ». L’argumentation technique est à la fois très simple et un peu compliquée : on inférait la température des océans au Crétacé de la teneur en oxygène des coquilles calcaires de certains fossiles microscopiques, les foraminifères : or, selon un consortium de minéralogistes de Paris et de Lausanne, d’autres facteurs que la température à l’époque ont pu avoir une incidence sur cette teneur en oxygène, donc le thermomètre n’est plus fiable.
 

Des scientifiques cassent le thermomètre des océans

 
Pour Sylvain Bernard, c’est clair : « Les données sur la température des océans dans le passé sont de ce fait biaisées ». La thèse contredit tout ce que les scientifiques spécialistes de la choses pensent de l’histoire du climat, aussi le géochimiste reconnaît-il « s’attendre à ce que certains paléoclimatologues soient très critiques », mais il n’en tire pas moins des conséquences audacieuses. Selon lui, les modèles climatiques actuels seraient « calibrés » sur l’évolution des températures dans le passé. Or, puisque celles-ci « sont sans doute totalement fausses, les modèles risquent également d’être faux ». Et d’arriver à cette conclusion (qui en fait a justifié toute l’étude et ses hypothèses) : « Les océans du passé n’étaient pas forcément plus chauds que les océans actuels. C’est pour cela que l’on dit que le réchauffement climatique actuel n’a peut-être pas de précédent. »
 

Ils nient toute l’histoire du climat…

 
Ici, plus de vocabulaire technique ni de considérations scientifiques regardant les expériences menées sur les foraminifères en laboratoire, mais, sous le flou des « pas forcément » et des « peut-être pas », une suggestion : jamais l’on n’a vu tel réchauffement climatique. Plus exactement, puisqu’on a pu se tromper sur la température des océans voilà cent millions d’années, on s’est trompé aussi sur la température de la terre depuis que l’homme y est apparu.
 
Ici, Sylvain Bernard et ses camarades se fichent du monde. Même sans connaître l’histoire du climat, chacun sait, à considérer la grotte de Lascaux et ses mammouths, qu’une grande période glaciaire a refroidi notre planète, avant un réchauffement climatique brutal voilà dix-huit mille ans à peu près, qui a fait monter les océans et donné aux terres émergées leur forme d’aujourd’hui. Et que depuis, réchauffements et refroidissements ont alterné. Même sans connaître la notion « d’optimum climatique » que l’on situe classiquement, pour l’ère historique, au treizième siècle après Jésus –Christ, chacun sait qu’il y a eu, au moyen-âge, de la vigne en Angleterre, que le Groenland a été ainsi nommé par les Danois parce que c’était une île verdoyante (Groen), et que sous les glaciers des Alpes demeurent enfouis des hameaux jadis habités.
 

… et la préhistoire, pour sauver le réchauffement climatique

 
Et si l’on tient, comme Sylvain Bernard, à faire des sauts abyssaux dans l’échelle des temps, on peut lire Sciences et avenir du 23 novembre 2015, qui fait état de la découverte par des chercheurs britanniques de forêts fossiles sous le cercle polaire arctique, dans l’archipel norvégien des Svalbard où pullule aujourd’hui l’ours blanc, des sortes de palmeraies, vieilles de 400 millions d’années, au Dévonien. Il faut bien d’ailleurs qu’il y ait eu des forêts à un moment donné dans l’Arctique pour qu’existent aujourd’hui les champs de pétrole et de gaz que la Russie, le Danemark et le Canada se disputent.
Deux ans et demie plus tôt des chercheurs canadiens avaient découvert à Ellesmere, la terre la plus nord, des os de chameaux géants ayant vécu là-bas voilà seulement trois millions et demie d’année, au Pliocène, quand la région était déjà fraiche, mais boisée.
 

Utiliser des données scientifiques pour un but politique

 
Alors il est bien possible que les foraminifères étudiés par les géochimistes dont Sylvain Bernard est le porte-parole aient vu leur « teneur en oxygène 18 multipliée par 500 après trois mois d’immersion dans de l’eau à 300 degrés », et que cela montrerait que « la teneur en oxygène 18 des tests des foraminifères peut changer après leur mort sans laisser de traces visibles ». Mais cela n’entraîne nullement que la température du fond des océans ait été plus basse que l’on ne le croit voilà cent millions, et moins encore que le réchauffement actuel n’ait pas eu de précédent, dans l’histoire ou dans la préhistoire, puisque d’autres « thermomètres » prouvent le contraire. Des scientifiques attachés à sauver le mythe du réchauffement climatique ont pu utiliser à cette fin des observations justes en elle-même mais sans lien de cause à effet avec l’hypothèse qu’ils suggèrent. La gêne que leur cause cette contorsion logique se lit d’ailleurs dans les « peut-être pas » et les « pas forcément » de Sylvain Bernard. Ils se prévalent d’une étude très pointue pour donner de l’eau au moulin des réchauffistes, mais ils ne peuvent nier toute l’histoire du climat sans avoir un peu conscience de leur imposture.
 

Pauline Mille