On dit que les hommes politiques sont déconnectés du peuple : ça dépend de quels hommes politiques, et ça dépend de quel peuple. L’influenceuse algérienne en France Sofia Benlemmane s’est filmée à Lyon fêtant la victoire de l’équipe d’Algérie en coupe d’Afrique de foot et justifiant les innombrables débordements auxquels se sont livrés les supporteurs. On la voit et l’entend lancer notamment : « Vous nous avez colonisés… maintenant vous êtes dans la merde. (…) Le pays est le nôtre, on fait ce qu’on veut. » Ces propos manifestent que deux hommes politiques de premier plan sont en pleine communion de pensée avec le peuple des quartiers, Jean-Luc Mélenchon et Abdelmadjid Tebboune.
La première phrase est en phase avec la toute récente loi algérienne qu’a fait voter Tebboune ; elle criminalise la colonisation française pour exiger plus tard des réparations de toute sorte, y compris pécuniaires, résultant d’un droit acquis par le peuple algérien par le seul fait d’avoir subi la colonisation. La deuxième phrase est la traduction concrète de l’appel de Mélenchon à la Nouvelle France, où il demande à la nouvelle génération de procéder au grand remplacement de l’ancienne.
Sofia Benlemmane n’est pas d’ailleurs seule à déclarer la guerre aux anciens Français au nom du peuple qui vient. Le député LFI Carlos Martens Bilongo, qui a eu des propos un peu gaillards sur Rachida Dati et s’en est excusé, n’a pas retiré en revanche la malédiction qu’il jetait dans la même émission sur « ces gens-là », les Français blancs, en les désignant sous l’étiquette commode de racistes : « Ici, ce que nos parents et nos grands-parents ont enduré de la part des Français, on ne va pas faire table rase. Moi, je ne vais pas laisser ces racistes faire leur petite vie. On va leur montrer qu’on est plus nombreux. Ils ont voulu se foutre de nous, ils ont voulu nous insulter ? Nous, on est plus intelligents qu’eux, on est plus endurants, on fait plus de gosses qu’eux, tant pis pour eux… » Ils sont plus nombreux, plus féconds, le pays est à eux, ils y font ce qu’ils veulent : c’est clair.











