La Chine, l’exemple à suivre selon le Forum économique mondial

Chine Forum économique mondial
 

On le savait déjà, mais ça va mieux en le disant, et même en le répétant : la Chine est le chouchou du Forum économique mondial. Le World Economic Forum fondé par Klaus Schwab fait en effet partie du grand dispositif mondial et mondialiste qui, depuis le début des années 1980 et la politique d’ouverture à la Chine communiste de Henry Kissinger, a aidé l’Empire du milieu à s’enrichir. Cela s’est fait en captant une belle part de l’industrie mondiale, à la faveur des coûts bas associés à une exploitation sans vergogne des travailleurs chinois couplée avec la politique totalitaire du Parti, qui règne sur tous les domaines, sur tous les secteurs, de la défense à l’entreprise privée qui lui est soumise à sa façon.

C’est le site du Forum de Davos qui publie justement ces jours-ci à la une de son site internet le lien vers une interview parue en mars dernier sur le site d’information nationale Xinhua. C’est là que Gim Huay Neo, directrice générale du Forum économique mondial, affirmait que le sens de l’optimisme de la Chine, ses entreprises qui regardent vers l’avant, et un écosystème d’innovation « vibrant » sont très impressionnants.

 

La Chine, chouchou du Forum économique mondial

L’entretien avec Xinhua s’était déroulé au cours de la table ronde des Global Business Leaders 2026 à Tianjin. Mme Gin Huay y assurait qu’une récente enquête auprès des entreprises du monde avait montré que les leaders du monde des affaires en Chine, tout comme les nouveaux entrants sur le marché du travail, faisaient preuve d’un optimisme record par rapport aux répercussions des changements technologiques sur leurs propres perspectives d’avenir.

A titre personnel, la directrice générale du Forum économique mondial a été citée en 2024 au nombre des 100 leaders climatiques les plus influents dans le monde des affaires. Elle coche décidément toutes les cases : éduquée à Stanford, elle a fait un passage chez McKinsey avant d’occuper différents postes publics à Singapour et elle préside le centre occidental d’études de la Chine, Greater China.

Au cours de son entretien avec Xinhua, elle a félicité la Chine d’avoir su mettre sur le marché l’an dernier l’IA DeepSeek, dont nous avons montré ici combien il fait écho au principe du communisme chinois tout en pratiquant l’occultation des crimes du maoïsme et du caractère totalitaire du pays.

 

Une directrice du Forum économique mondial s’extasie devant la Chine

Tout en vantant les mérites de l’IA, elle a souligné que de nombreuses sociétés internationales ainsi que des gouvernements se tournent désormais vers la Chine pour prendre exemple sur elle, profiter de sa technologie ou améliorer leur propre productivité.

Au micro de Xinhua, elle s’est extasiée devant la manière dont la Chine a su séduire les multinationales : « Bon nombre de ces entreprises internationales ne cherchent pas seulement à implanter des sites de production en Chine. Elles envisagent de créer des pôles d’innovation afin de tirer parti de la richesse du vivier de talents, du niveau de sophistication avec lequel ces technologies ont été déployées dans l’économie à travers tous les secteurs, mais aussi pour être proches du marché où tout se passe. »

Au-delà des mots, il y a en effet la réalité : une Chine qui robotise de plus en plus sa production grâce aux prouesses de l’IA. Celle-ci peut tout gérer, depuis l’achat de matières premières jusqu’à l’expédition de biens aussi complexes que des camions partout dans le monde. Tout cela se passe dans des usines où seule une poignée d’ingénieurs surveillent un fonctionnement automatique, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, toutes lumières éteintes. Cela aussi, le Forum économique mondial l’avait salué à travers une vidéo publiée sur son site.

 

Le Forum économique mondial vante la Chine à sa une

La Chine entre cette année dans son 15e plan quinquennal, ce dispositif par lequel les pays communistes prétendent diriger leur économie de haut en bas. Gim Huay Neo n’a pas tari d’éloges sur le système. Le nouveau plan représente, selon elle, de nombreuses « opportunités », notamment pour assurer la « croissance catalytique de nouvelles industries et de nouveaux business models ». Sans compter la manière dont la Chine va collaborer et investir à l’étranger.

Elle a conclu : « Ce plan offre aux entreprises de nombreuses pistes à explorer et leur permet d’examiner comment elles peuvent collaborer étroitement avec le gouvernement chinois pour concrétiser les ambitions et la vision qu’il incarne. »

Assurément, le gouvernement chinois ne demande que ça. Le Parti communiste aime bien garder le contrôle, et cherche déjà à dominer le monde à travers son IA. Le Forum économique mondial s’affiche 100 % d’accord.

 

Jeanne Smits