Le 19 février dernier, notre confrère Le Monde publiait un grand article sur la mission de l’ONU au Darfour, décrivant clairement le « génocide » qu’y menaient les FSR (force de soutien rapide) contre les populations « non arabes », en l’occurrence noires. Depuis, rien. Ce génocide n’intéresse pas trop nos grands médias. C’était déjà le cas avant quand la première mouture de ce rapport fut connue, en novembre 2025, elle a provoqué un grand silence. Et par là-même l’ironie indignée de Me Goldnadel sur CNews. On sait pourquoi : il estime qu’on parle trop de génocide à Gaza et pas assez ailleurs. Mais en l’espèce il a raison. Le rapport de l’ONU concernant précisément la ville d’El-Fasher décrit un massacre coordonné et approuvé par le commandement, des actes « caractérisés par des meurtres ciblés sur des critères ethniques, des violences sexuelles, des destructions et des déclarations publiques appelant explicitement à l’élimination des communautés non arabes ». Goldnadel avait vu juste : un an et demi plus tard, rien n’a changé et la presse est toujours muette. Il y a décidément de bons et de mauvais génocides.











