Andrea Prudente, touriste américaine, avait en 2022 demandé à avorter à Malte en raison d’une rupture prématurée des membranes, ce qui lui avait été refusé en raison de la législation pro-vie de l’île. Elle avait ensuite déposé un recours constitutionnel pour faire dépénaliser l’avortement.
La juge Miriam Hayman a rendu son jugement le 1er juillet dernier, concluant que l’interdiction de l’avortement n’est pas inconstitutionnelle, même si la plaignante arguait d’une violation de la Convention européenne des droits de l’homme. Le jugement ajoute qu’il n’y avait pas de risque imminent pour la vie de la plaignante, ce qui aurait pu justifier un avortement au regard de la loi civile.
La juge a par ailleurs dénoncé les pressions exercées sur Andrea Prudente, « convaincue à tort qu’elle mourrait d’une septicémie si elle n’avortait pas » : « Cette femme a été instrumentalisée par des militants pro-avortement pour imposer les changements législatifs les plus extrêmes qu’ils souhaitent, sans tenir compte de son état émotionnel ni de celui du père. »
Jusqu’ici, Malte tient bon.











