A trente-deux ans, Sophie Schwarz, à la scène Sophie Straat, est une chanteuse de protest song néerlandaise d’extrême gauche coutumière des provocations. A Gand, en Flandres belge où elle se produisait lundi, elle a lancé : « Tous les hommes blancs à l’arrière ! C’est l’heure des filles, des queers, des personnes de couleur. Plus de temps pour la nuance : il est déjà trop tard, bien trop tard pour la nuance. Tous les hommes blancs au fond ! » Beaucoup ont applaudi et quelques-uns obéi. Des centaines de plaintes ont été déposées aux Pays-Bas auprès de Discriminatie.nl et le parquet du Brabant occidental a ouvert une enquête pour déterminer s’il y a infraction pénale. Selon Discriminatie.nl ce ne serait pas le cas : « Personne n’a été exclu du concert. » En Belgique 200 signalements ont été adressés à l’organisme interfédéral UNIA et à l’Institut flamand des droits humains. UNIA estime que ces propos relèvent de la liberté d’expression, il s’agit d’une « expression symbolique et artistique (…) portant un message politique et sociétal sur les inégalités », qui selon la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme bénéficient d’une protection étendue même si elles « provoquent, choquent ou blessent ». Bien sûr ! Et la réponse aurait sûrement été la même si elle avait dit tous les Noirs, les Jaunes, ou les musulmans…











