Au Bengale, les chrétiens toujours plus persécutés

Bengale chrétiens toujours persécutés
 

Dans l’Etat du Bengale-Occidental, en Inde, les chrétiens font toujours face à plus de persécution ; leurs prières sont interrompues dans la violence sous l’accusation de « conversions forcées » avec la complicité pas forcément assumée du gouvernement et des forces de police.

Plusieurs groupes réunis pour prier ont ainsi été attaqués cet été par des extrémistes hindous, qui ont saccagé les lieux et tabassé les participants. Les plaintes enregistrées par la police n’ont pas été suivies d’enquêtes sérieuses ni d’arrestations.

Ailleurs, un enterrement a été interrompu, et le corps de la défunte a été retiré de terre par des émeutiers qui ont contraint la communauté à trouver un autre cimetière. Des personnes endeuillées auraient été agressées. Là encore, la police n’a pas fait grand-chose.

Kshudiram Tudu, ministre du Développement tribal et des Affaires minoritaires du Bengale-Occidental, a expliqué au Indian Express : « La prière relève du choix religieux, et notre gouvernement ne s’immisce pas dans les convictions personnelles de quiconque. Toutefois, si des conversions forcées – et non des conversions volontaires – ont lieu, la justice suivra son cours. Chacun a le droit de porter plainte. »

La persécution semble donc avoir de beaux jours devant elle.