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L’aide militaire américaine à Israël va augmenter

Aide militaire américaine Israël
 
Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a promis lundi que Washington allait augmenter l’aide militaire apportée à Israël. Une manière diplomatique de répondre à l’Etat hébreu qui n’avait pas hésité à manifester son inquiétude face à l’accord sur le nucléaire iranien, tout en préservant l’équilibre des intérêts américains au Proche-Orient.
 
A l’occasion de la première visite en Israël d’un responsable du gouvernement américain depuis l’annonce de la conclusion de l’accord sur le nucléaire iranien, et alors qu’il tenait une conférence de presse avec son homologue israélien Moshé Yaalon, Ashton Carter a ainsi déclaré que les Etats-Unis feront tout ce qu’ils pourront pour « contribuer à défendre Israël, en cas de nécessité », y compris en utilisant des « moyens navals et aériens les plus modernes, notamment des munitions sophistiquées pour lesquelles aucune cible n’est hors de portée ».
 

L’aide militaire américaine à Israël va augmenter

 
L’année prochaine, a-t-il ajouté, l’Etat hébreu sera le seul allié américain dans la région à être équipé d’avions de chasse F-35, le remplaçant du F-16. En outre, a-t-il précisé, les Etats-Unis continueront à soutenir le bouclier antimissile « Iron Dome » qui, l’été dernier, a protégé Israël des roquettes lancées depuis Gaza.
 
« La sécurité d’Israël et sa supériorité militaire sont une priorité absolue pour l’Amérique, pour notre armée, et pour moi », a conclu le secrétaire américain à la Défense.
 
Moshé Yaalon a répondu en affirmant que son pays, bien que « globalement opposé » à l’accord conclu à Vienne sur le nucléaire iranien, cela ne nuirait en rien à « la portée et la solidité des relations entre les établissements de défense des Etats-Unis et d’Israël ». Des relations qui, en matière de défense, sont non seulement constantes depuis longtemps, mais se sont même accrues ces dernières années. Dorénavant, ce sont quelque trois milliards annuels d’aide militaire que les Américains fournissent à Israël – et qui terminent sur les comptes du complexe militaro-industriel. On comprend que Jérusalem n’entende pas nuire à ses relations avec Washington !
 
Le chef du Pentagone a également rencontré mardi le premier ministre Benjamin Netanyahu pour manifester qu’Israël demeure « la pierre angulaire » de la politique américaine au Proche-Orient. Ce qui ne l’empêche pas de se rendre également, dans la foulée, en Jordanie et en Arabie saoudite, afin de rassurer les responsables de ces deux pays sur l’influence accrue que pourrait exercer l’Iran dans la région.
 
« A cause du potentiel d’agression et d’activités pernicieuses de l’Iran » notamment, « nous cherchons toujours à renforcer notre posture » dans la région, a expliqué Ashton Carter.
 

Assurance contre inquiétude

 
Dans le même temps, la conseillère à la Sécurité nationale de la Maison Blanche Susan Rice s’entretenait avec l’ancien président israélien Shimon Peres pour tenter, elle aussi, d’apaiser les craintes de Jérusalem. Peine perdue ? Au même moment, en tout cas, son homologue israélien, Yossi Cohen, soutenait devant ses collègues du gouvernement israélien que l’Iran, non seulement n’était pas contraint d’abandonner son programme nucléaire, mais que, en outre, les milliards de dollars qui lui seront alloués au terme de l’accord de Vienne viendraient alimenter le terrorisme dans la région et le monde entier.
 
La diplomatie est décidément un art difficile, même pour les Américains…
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François le Luc