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Atlas, le nouveau robot de Google : un androïde prêt pour le grand remplacement

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Quel Titan !


 
Google présente son nouveau robot, Atlas. Impressionnant. Cet androïde peut marcher sur la neige, se relever, mettre des caisses sur une étagère. Il est prêt pour le grand remplacement des travailleurs manuels. Et demain, de l’espèce humaine ?
 

 
Atlas, le dernier robot produit par Boston Dynamics, qui est l’une des sociétés du secteur rachetées par Alphabet, le nouveau nom de Google, résulte du travail d’équipes travaillant tout autour du monde pour l’entreprise : pas moins de sept programmes de recherche informatique ont été nécessaires à son élaboration. Il représente un progrès considérable par rapport à la précédente génération. Il se déplace sans fil, portant lui-même ses batteries à longue autonomie et son informatique intégrée. Il prend beaucoup moins de place et pèse beaucoup moins lourd : un mètre soixante-quinze pour quatre-vingt un kilos et demi, comme un monsieur d’un certain âge un peu corpulent. Et il se déplace plutôt mieux, ses capteurs détectent à la fois les obstacles qu’il peut rencontrer et les irrégularités du sol où il marche, par exemple sur la neige. En outre, il se relève tout seul quand on le fait tomber.
 

Atlas, ou les progrès de géant de l’intelligence artificielle

 
Les observateurs ont noté que, lorsqu’on le frappe, Atlas ne répond pas – pour l’instant. Mais d’autres robots, que Reinformation.tv a déjà présentés, ont été conçus pour la surveillance et le combat. Et si pourtant nul androïde muni d’une ceinture d’explosifs n’est utilisé par Daesh, les services secrets britanniques travaillent très sérieusement sur l’hypothèse de mini-drones larguant des charges explosives sur des stades lors des grands événements sportifs : ce serait le grand remplacement des amateurs d’attentats suicides, qui n’auraient plus de raison d’être. Il est clair que l’industrie du robot va mettre sur le marché des menaces inédites contre la sécurité et la liberté des citoyens : Amnesty International, au lieu de gloser sans fin sur l’Etat de siège, devrait s’en soucier.
 
Mais la conséquence la plus évidente, et l’une des plus importantes, de l’apparition de ce nouveau robot, est une révolution à moyen terme pour l’emploi. Le porte-parole de Boston Dynamics, Jason Calacanis a été formel :
 
C’est vraiment la fin du travail manuel. Le travail manuel va toucher à sa fin dans le cours de notre vie, sur cette vidéo vous pouvez voir combien nous en sommes proches. Cela aura des conséquences immenses sur l’emploi. 
 
Et pas seulement sur le travail manuel. Car Google, et d’autres entreprises, font faire actuellement à l’intelligence artificielle des progrès qui vont s’accélérant sans cesse. Les budgets, les chercheurs, la volonté, sont là. Une génération de nouveautés dure quelques mois. A très brève échéance, ce sont tous les emplois intermédiaires qui pourront être tenus par un robot, Atlas ou ses descendants. A plus long terme, la question sera plutôt : quels emploi le robot ne pourra-t-il pas tenir ? Le plus vieux métier du monde, peut-être ?
 

L’androïde et le robot en pleine science-fiction

 
Profitant de ce que le robot et l’androïde portent l’imagination à la science fiction, risquons une hypothèse. On sait que Google est en pointe sur toutes les recherches un peu folles qui portent sur la recherche de l’immortalité et le mélange humain/robot. Un peu folles, mais déjà très avancées : sous prétexte d’avancées médicales réelles, et qui soulagent indéniablement le patient, la machine et l’informatique sont mêlées au corps humain avec succès. Demain, cela permettra peut-être à certains privilégiés de prolonger considérablement leur vie. Mais les autres ? Les sans grades, les sans argent, les sans dents dont le robot aura rendu la présence inutile sur terre, faute d’emploi ? Leur disparition semble programmée. L’UNESCO publiait récemment les chiffres du commandant Cousteau fixant, de la façon la plus sérieuse, la capacité de charge maximale de la planète Terre à cinq cent millions d’humains. Oui, on a bien lu, cinq cent millions : c’est-à-dire qu’il faut diviser le nombre d’habitants du globe par quinze.
 
Pour y arriver, la politique de l’enfant unique ne sera probablement pas nécessaire. Il suffira de laisser faire le cours naturel des choses : l’hédonisme et la pauvreté conjugués pousseront la majorité des couples à ne plus procréer. Le grand remplacement des populations européennes par l’immigration aura contribué à assurer la transition, en perturbant toutes les populations concernées : il fait à la fois baisser la natalité et croître la pauvreté, tout en habituant l’ilote de base au chômage qui sera de plus en plus son lot.
 

Google et le grand remplacement transhumaniste

 
Cela n’est que transitoire, car le vrai grand remplacement sera, au bout du processus, celui de l’homme par le robot. A cet égard, on voit, si l’on surfe un peu sur la toile, que, dans le monde du robot, la mode est à l’androïde. Il y a deux raisons à cela : d’abord, pour apprivoiser l’humain, pour faire passer auprès de lui la pilule du robot, il faut créer celui-ci à son image. Ensuite, tout notre environnement étant formaté à la taille de l’homme, l’androïde est le mieux placé pour le remplacer. Un seul exemple : on voit Atlas poser des boîtes à taille humaine sur des étagères à taille humaine. Mais quand le robot aura remplacé l’homme, il ne sera plus tenu à prendre une apparence androïde, il aura la forme que lui dictera sa fonction. Ce sera l’heure du robot à quatre ou à douze pattes, du robot marin ou ailé, du robot mouche. Google en a des dizaines dans ses cartons.
 
Les riches transhumanistes qui s’imaginent vivre une vie d’immortels sur une planète agréablement vidée de ses foules, servis par un peuple de robots, risquent d’en être pour leurs frais. Leur rêve n’aura duré que le temps pour la nouvelle génération d’intelligence artificielle de n’avoir plus besoin de ces hybrides d’homme et de machine. Ainsi l’homme n’aura été qu’une étape dans l’évolution. Et Atlas aura été le précurseur du grand remplacement de l’espèce humaine par le robot.
 
Pure science fiction ? Bien sûr ! Enfin, espérons-le.
 

Pauline Mille