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Avortement : les quarante ans de la loi Veil

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Quarante ans de massacre légal en France. 8 millions d’enfants tués dans le ventre de leur mère ? 9 millions ? Les statistiques font frémir. Comme le disait Jean-Paul II, parlant de la loi polonaise de libéralisation de l’avortement, « Une nation qui tue ses propres enfants n’a pas d’avenir ». C’est l’énonciation d’une évidence, un simple constat quasi mathématique. Mais la phrase est avant tout un jugement moral. Si bien que le constat d’évidence est devenu tabou, parce que le jugement moral de l’avortement est interdit. Il est même tellement interdit qu’on évite en général de parler l’avortement : l’« IVG » escamote la réalité.
 
Quarante ans de génocide : appelons donc les choses par leur nom. Au nom de la loi du 17 janvier 1975, près de 15% de la population française ont été systématiquement, « proprement » éliminés avec la complicité des pouvoirs publics et sous le couvert des décisions « individuelles » des femmes qui demandaient l’« IVG » et qui depuis le début, l’ont obtenue sans rencontrer de réels obstacles. Il s’agit bien d’un eugénisme d’Etat, d’un malthusianisme et d’une entreprise de contrôle de la population de la part des pouvoirs publics qui l’occultent sous la « volonté » des femmes.
 

La loi Veil et la « détresse » oubliée

 
Si comme le disait Simone Veil en 1974 le but n’était pas de multiplier les avortements, mais de répondre à la « détresse » des femmes en les aidant et en évitant autant que possible l’« IVG », les choses se seraient passées tout autrement. Il y aurait eu une multiplication d’entretiens pour aider les femmes à conserver leur enfant, la création de foyers pour mères en détresse, une véritable information sur la nature de l’embryon, du fœtus, une réflexion sur l’humanité.
 
La « détresse » a disparu de la loi – dans la loi d’égalité femmes-hommes adoptée cet été – après avoir disparu comme excuse de l’avortement, mais elle n’a pas disparu des cœurs…
 
On le sait, ces initiatives pour aider les femmes, ces réflexions, ce combat pour la vie ont été menés par des individus, le plus souvent par des catholiques. Les pouvoirs publics n’ont rien fait pour faire diminuer le massacre. Au contraire, au fil des lois, ils l’ont facilité de toutes les manières possibles. D’abord l’Etat a rendu tous les Français complices du génocide en finançant la plus grande partie des frais d’avortement par le budget de l’Etat. Sous Hollande, on est passé au remboursement à 100%.
 
Tous les amendements apportés au fil des ans à la loi Veil, qui contenait implicitement ce qu’elle prétendait combattre, sont allés dans le sens de la libéralisation, en même temps que l’opposition à l’avortement est de plus en plus pénalisée. Cette évolution – dont nous n’allons pas ici relever le détail – dessine l’image d’un processus de plus en plus totalitaire qui a radicalement inversé le regard que porte officiellement la société sur l’avortement : de mal toléré pour répondre à une détresse, il est devenu un « bien » à part entière, constitutif de la liberté de la femme, opposable à n’importe quelle objection statistique, démographique et surtout morale.
 

La République maçonnique célèbre les quarante ans de l’avortement légal

 
La dernière étape, symboliquement franchie pour fêter les quarante ans du grand discours de Simone Veil à l’Assemblée nationale lors du débat sur « sa » loi, aura été celle de l’affirmation » à l’avortement comme « droit fondamental ». Que pèsera demain l’« objection de conscience » devant un « droit fondamental » que l’on veut imposer au niveau mondial, par le biais de l’ONU et des autres organisations supranationales ? Rien.
 
En quarante ans, l’avortement s’est imposé comme tabou dans la vie politique française. Oser le remettre en cause dans la sphère du pouvoir est un moyen sûr de se voir fermer les portes des postes qui comptent, et pire encore, celles des médias. Nonobstant quelques courageuses escarmouches à l’Assemblée nationale sur tel ou tel amendement partiellement restrictif, ou contre une initiative d’élargissement du « droit » à l’« IVG », on peut aujourd’hui avec certitude affirmer qu’aucun parti politique représenté à l’Assemblée nationale – le FN compris – n’entend toucher à la loi Veil qui dès l’origine a autorisé le meurtre de plusieurs centaines de milliers de tout-petits par an.
 
C’est pourquoi ce 40e anniversaire est un événement macabre. Il est publiquement fêté. Il marque une sorte de liturgie inversée de la culture de mort – et il n’est pas besoin de se demander quel dieu il honore.