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Jean-Claude Juncker, un président de la Commission européenne peu assidu au travail

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Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a été désigné comme l’un des bureaucrates de l’Union européenne les moins assidus au travail à Bruxelles par une enquête indépendante menée sur les emplois du temps des diplomates européens.
 

Jean-Claude Juncker, un président « absent »

 
Jean-Claude Juncker a souvent été décrit comme un président « absent » de la Commission européenne, qui prend son mandat pour un mi-temps : certains s’étaient déjà plaints de sa tendance à distribuer sa charge de travail à des collèges plus jeunes et moins expérimentés.
 

Des semaines de deux ou trois jours de travail pour certains membres de la Commission européenne

 
Une nouvelle analyse indépendante montre que le diplomate – et une foule d’autres technocrates de l’UE – ne travaillent souvent que deux, trois ou quatre jours par semaine, passant le reste de leur temps à « travailler depuis leur domicile ».
 
Cette analyse menée sur les emplois du temps des commissaires européens montre également que les bureaucrates les plus âgés reviennent régulièrement à leur bureau le mardi après un long week-end : c’est le cas de Jean-Claude Juncker qui s’accorde des week-ends à rallonge au moins une fois par mois.
 

Pierre Moscovici s’accorde 13 week-ends à rallonge : encore un commissaire peu assidu au travail !

 
Le pire étant le commissaire français Pierre Moscovici, qui s’est accordé 13 week-ends prolongés à Paris sur les 24 semaines passées à la commission depuis son arrivée, le 1er novembre dernier.
 
Le deuxième sur la liste des partisans du moindre effort est un commissaire danois tandis que le troisième n’est autre que Jean-Claude Juncker, président de la Commission lui-même… Celui-ci assure travailler de longues heures – jusqu’à 16 heures par jour à l’occasion, pour mieux connaître les dossiers dont il est chargé. Avec un salaire de plus de 20.000 euros par mois et de confortables indemnités de voyage, il a cependant tout intérêt à se déplacer souvent.
 
En reprochant aux commissaires de Bruxelles de ne pas passer l’ensemble de leur temps de travail sur place, les enquêteurs ont aussi mis en évidence le côté artificiel de l’UE : ils sont les premiers à ne pas s’y sentir chez eux…
 
On a en tout cas la preuve que quel que soit le temps passé par les responsables de la Commission de Bruxelles, leur pouvoir de nuisance n’en est pas affecté.
 

Béatrice Romée