Blase Joseph Cupich, cardinal-archevêque de Chicago, a publié la semaine dernière une réflexion soutenant l’objectif du défunt pape François de supprimer la messe tridentine. Il a repris l’argumentaire du cardinal Roche, à grands renforts de citations tronquées de la bulle Quo Primum de saint Pie V, instituant cette même messe tridentine.
Rappelant que Quo Primum prévoyait « un seul rite pour célébrer la Messe » afin de « préserver l’unité de l’Eglise », le cardinal Cupich a écrit que le Novus Ordo, comme le disait François, devait être « l’expression unique de la lex orandi du rite romain ».
Le cardinal Cupich oublie volontairement plusieurs choses. Par exemple, dans Quo Primum, saint Pie V prévoyait la validité « à perpétuité » de sa réforme. Il permettait aussi la continuation des rites établis « depuis deux cents ans au moins, d’une façon continue, pour la célébration des messes ».
Saint Pie V concluait : « Qu’absolument personne, donc, ne puisse déroger à cette page qui exprime Notre permission, Notre décision, Notre ordonnance, Notre commandement, Notre précepte, Notre concession, Notre indult, Notre déclaration, Notre décret et Notre interdiction, ou n’ose témérairement aller à l’encontre de se dispositions. Si cependant quelqu’un se permettait une telle altération, qu’il sache qu’il encourrait l’indignation de Dieu tout-puissant et de ses bienheureux apôtres Pierre et Paul. »











