Enquête de la BBC : des avocats militants apprennent aux demandeurs d’asile à simuler l’homosexualité

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Comment faire quand on est un migrant plus ou moins clandestin pour obtenir l’asile en Grande-Bretagne alors qu’on n’y a aucun droit ? Facile, on se met en rapport avec un réseau clandestin de cabinets d’avocats militants. Cela va vous coûter pas mal de livres, mais ils vous apprendront à simuler l’homosexualité et les relations de couple homo afin que vous soyez accepté en tant que gay fuyant la répression obscurantiste dans votre pays d’origine. Car cela ouvre droit, partout en Europe maintenant, à l’asile. C’est ce que des journalistes de la BBC ont réussi au terme d’une longue enquête en immersion. Elle établit d’abord l’existence d’un lobby criminel de cols blancs qui opère au profit de l’invasion, et deuxièmement l’instrumentalisation de l’homosexualité, puisque le « danger » censément couru par ceux qui s’y adonnent s’ils revenaient chez eux justifie qu’on leur ouvre les bras. Des réfugiés très particuliers.

 

La BBC enquête en immersion chez les demandeurs d’asile

Dans une première partie d’une enquête menée en immersion, sous couverture, la BBC s’est intéressée aux migrants dont les visas sont sur le point d’expirer. Des associations leur apprennent à raconter de fausses histoires et à se procurer de fausses preuves, notamment des lettres de soutien, des photographies et des rapports médicaux. La suite est plus ciblée : ils doivent présenter leurs demandes d’asile en prétendant être homosexuels et en affirmant que leur vie serait en danger s’ils étaient renvoyés au Pakistan ou au Bangladesh où l’homosexualité est illégale. Ici, la réalité des brutalités de leur pays d’origine est utilisée, en même temps sans doute que, plus discrètement, la méfiance des fonctionnaires envers l’obscurantisme de l’islam.

 

L’homosexualité cheval de Troie des avocats marrons

Pour toute cette pédagogie, ce « coaching de la subversion du droit d’asile », le réseau d’avocats militants n’oublie pas ses intérêts : des milliers de livres sterling sont facturés. Le militantisme pro-invasion est aussi un business. La cible de cette activité est en effet, plutôt que le mineur isolé de trente-cinq ans qui a traversé la Manche en canot, l’étudiant ou le touriste aisé dont le visa expire et qui n’a pas grande envie de retourner chez lui. Selon une estimation britannique, sur 100.000 demandeurs d’asile, 35 % choisiraient cette filière. Les nouvelles couleurs qui font fureur chez les « colorés », comme on les appelle là-bas, sont le rose et l’arc-en-ciel. Cela montre à quel point les clandestins et leurs mentors-exploiteurs ont intégré la notion d’intersectionnalité censée rendre compte du cumul des oppressions et qui justifie en fait la stratégie arc-en-ciel de convergence des subversions.

 

Pauline Mille