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Donald Trump rencontre la Silicon Valley pour parler informatique, cybersécurité et intelligence artificielle au service du gouvernement

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« Les Etats-Unis devraient avoir le gouvernement le plus moderne du monde, et ce n’est pas le cas aujourd’hui », a signalé Tim Cook, le directeur général d’Apple, au président Donald Trump lors de la rencontre de lundi à la Maison Blanche où le président américain a discuté informatique, cybersécurité et intelligence artificielle avec 18 patrons du secteur des technologies de l’information. Parmi les représentants de la Silicon Valley venus à l’invitation de l’administration du président américain, il y avait encore Jeff Bezos, le PDG d’Amazon, Eric Schmidt, le président d’Alphabet, la société mère de Google, et Satya Nadella, le directeur général de Microsoft. Tim Cook a par ailleurs félicité le président américain de cette réunion organisée par son gendre et conseiller, Jared Kushner, qui est à la tête du Bureau de l’innovation américaine de la Maison Blanche créé en mai dernier.
 

Donald Trump à la Silicon Valley : économiser mille milliards de dollars grâce aux technologies de l’information !

 
La discussion portait sur la manière de rendre le gouvernement des Etats-Unis plus efficace, car celui-ci utilise encore certains systèmes pouvant dater, pour les plus vieux, de plus de cinquante ans ! Ceci alors que, selon un rapport de 2016, le gouvernement fédéral dépense chaque année plus de 80 milliards de dollars en technologies de l’information. Selon le président Donald Trump, il devrait être possible d’économiser environ mille milliards de dollars grâce aux avancées du secteur des technologies de l’information.
 

Informatique, cybersécurité et intelligence artificielle : moderniser une administration publique en retard sur le secteur privé

 
Jeff Bezos, d’Amazon, a tout particulièrement mis l’accent sur l’utilisation de l’intelligence artificielle et de l’apprentissage automatique par les machines, affirmant que « les Etats-Unis doivent, de toutes les manières possibles et à tous les niveaux, travailler sur l’apprentissage-machine et l’intelligence artificielle. Cela peut être utilisé partout pour améliorer les services fournis aux citoyens par le gouvernement. » Car aujourd’hui, alors que les Etats-Unis abritent la Silicon Valley, ce sont plutôt des pays comme le Japon et Singapour qui sont en pointe en matière d’utilisation de l’intelligence artificielle dans l’administration publique. Un rapport de Deloitte publié en avril 2017 estime pourtant que l’intelligence artificielle aura dans les prochaines années un impact majeur dans le fonctionnement des gouvernements, et ce de quatre manières : en soulageant les fonctionnaires des tâches répétitives et fastidieuses, en prenant en charge des parties de certaines tâches, en remplaçant les travailleurs humains à certains postes et en augmentant les capacités des fonctionnaires à d’autres postes.
 

Faut-il s’inquiéter de l’intelligence artificielle au service du gouvernement ?

 
Faut-il se réjouir ou s’inquiéter de cette diffusion des technologies d’apprentissage automatique des machines et d’intelligence artificielle ? Avec l’introduction de ces technologies dans l’administration publique, la police (et la surveillance de masse), la justice et la défense, les mises en garde de gourous de la Silicon Valley comme le directeur général de Microsoft ou le patron de Tesla devraient inciter les responsables politiques à une réflexion qui ne se limiterait pas aux questions d’efficacité et de coûts.
 

Olivier Bault