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Les « morts collatérales » d’Ebola

Ebola morts collaterales
 
Plusieurs spécialistes affirment que la crise Ebola pourrait faire exploser le nombre de morts causées par d’autres maladies en Afrique, tels la diarrhée, la pneumonie et le malaria, en raison des tensions sur les infrasctructures de santé et des morts chez les soignants, médecins et infirmières.
 
La malaria tue chaque année 100.000 personnes en Afrique (on en parle moins que d’Ebola), mais ce chiffre pourrait être multiplié par quatre selon le Pr Chris Whitty de la London School of Hygiene and Tropical Medicine.
 
Ce sont toutes les autres affections et situations – depuis les maladies cardiaques chroniques jusqu’aux accouchements – qui ne seront pas traitées de manière adéquate faute de moyens. Les « morts collatérales » commencent déjà à se constater, a-t-il dit.
 
Quelle que soit l’évolution de l’épidémie d’Ebola, a dit un autre responsable d’ONG, « les conséquences secondaires seront énormes ». Car outre la surcharge à laquelle doivent faire face les établissements de santé de l’Afrique de l’Ouest, beaucoup de malades chroniques et autres accouchées n’osent plus s’y rendre par peur de l’infection.
 
Pour ce qui est d’obtenir des statistiques précises, il ne faut pas y penser, vu que les systèmes sanitaires étaient déjà largement inaptes à les fournir avant Ebola. Le « contrôle de la population », c’est autre chose.