On a accusé les émeutiers et pilleurs du 17 octobre en France de s’être greffés sur des manifestations contre le coût de l’énergie, la baisse du pouvoir d’achat et l’inflation. Mais si c’était l’inverse ? Les manifestations, qui n’étaient en aucun cas spontanées ou simplement le résultat d’une mobilisation sur les réseaux sociaux – on n’a pas d’exemple d’une révolution qui fonctionne ainsi –, n’étaient-elles pas plutôt l’habillage de la mise en place visuelle et médiatique d’une situation insurrectionnelle, d’une démonstration de force qui cristallise les effets de plus de cinquante ans de politique socialiste, centrée sur la facilitation et le financement d’une politique d’immigration délibérée ?
Des décennies de socialisme – qui a progressé à des vitesses variables sous les gouvernements de gauche et de « droite » sans convictions – ont notamment opéré en faveur de cette immigration massive qui joue un rôle assumé, en tout cas par La France insoumise, dans les troubles en cours. Tout cela sur fond de redistribution des richesses et de tolérance à l’égard de trafics en tout genre, de stupéfiants et d’armes en particulier, qui ne sont pas imputables à la seule ultra-gauche.
Les incendies et pillages du 17 octobre, fruit vénéneux de la politique socialiste
Ce sont les gouvernements successifs qui n’ont pas seulement laissé pourrir la situation, mais qui l’ont installée en qualifiant toute dénonciation ou avertissement quant à ses effets futurs d’extrémisme de droite. C’est à cette politique qu’il faut imputer le millier de membres des forces de l’ordre blessés au cours des émeutes. La plainte déposée il y a quelques jours par le syndicat Alliance Police Nationale contre l’Etat pour « mise en danger de la vie d’autrui », après l’agression à coups de marteau d’un policier à Marseille à l’occasion d’une manifestation lycéenne en début de semaine, en est une illustration très parlante. Présence insuffisante, insuffisance de moyens mobilisés, appel à l’« empathie » à l’égard des manifestants, le cocktail était explosif et les conséquences prévisibles.
Après les violences de samedi, il est difficile de croire, comme voudrait le faire accepter Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, dont la démission a été refusée par Emmanuel Macron ce matin, que tout cela a résulté d’un manque de renseignements responsable de l’impréparation qui les aurait permises. Cela faisait plusieurs semaines que l’extrême gauche poussait à la roue.
On ne va pas croire que les services de renseignement n’avaient aucune information, ou que le manque de forces de l’ordre ait été le résultat d’une décision mal éclairée.
LFI pousse à la roue, mais le trouble est bien plus profond
Les contestations lycéennes avaient déjà produit leur lot de casses, d’affrontements et d’incendies volontaires. Samedi on en a vu la suite logique, et encore, dans une certaine mesure, modérée, puisque ce n’est un secret pour personne que des kalachnikovs circulent en banlieue et s’achètent pour des sommes relativement modiques. En 2021, Le Monde publiait un court article sur 500 armes à feu qui seraient saisies chaque année dans les seules Bouches-du-Rhône, sous le titre « L’inquiétante “démocratisation du fusil d’assaut” dans les cités de Marseille ». Pour combien qui n’ont pas été trouvées ? Les casseurs n’ont pas encore sorti les armes.
Mais ce que dit le déferlement des sauvages dans plusieurs villes de France, avec un degré de violence jusqu’ici inédit, c’est que les forces vives sont là et prêtes à répondre à l’appel.
En incriminant l’extrême gauche et en particulier La France insoumise – Libération la désigne comme « bouc émissaire bien trop facile » – il est vrai qu’on détourne l’attention de la réalité des causes du début de guerre civile qu’on a vu éclater samedi. Certainement, l’extrême gauche attise les braises, mais celles-ci couvent depuis longtemps, si longtemps que dès le début des années 1980, Jean-Marie Le Pen pouvait déjà parler de la libanisation de la France, et l’avertir de ce qui l’attendait du fait d’une politique délibérée. C’est cette libanisation qui est manifestée aujourd’hui au grand jour.
17 octobre : le laïcisme et l’islamisme ont un même ennemi
D’ailleurs, des scènes similaires se sont déployées simultanément en Italie (en particulier à Milan), en Belgique, en Albanie et de manière moins violente au Portugal. La cherté de la vie, de l’énergie et du logement est le vecteur des troubles, mais ce vecteur est instrumentalisé par d’autres, et à d’autres fins. Ici, ce n’est pas « la République » qui est attaquée, mais la France, cette France chrétienne avec ce qui lui reste de morale partagée, ennemie désignée de la conjonction du laïcisme et de l’islamisme. Si l’on veut bien admettre que la République a dans ses gènes d’être anti-chrétienne, on comprend mieux la logique des choses et ce qu’il faut bien appeler une complicité de l’Etat. Celui-ci apparaît certes comme débordé, mais il a tout fait pour en arriver là.
Le Rassemblement national, c’est à prévoir, tirera au printemps prochain, à l’élection présidentielle, avantage de ce qui s’est passé samedi, et peut-être bien est-ce aussi un objectif de l’Etat : lui refiler la patate chaude de la France ingouvernable. A moins que justement, les émeutes ne frappent l’électeur lambda comme un avant-goût de ce qui l’attend si justement le RN arrive au pouvoir. L’extrême gauche LFI pourrait aussi en profiter en mobilisant des sentiments entretenus et fomentés par les images « vues à la télé », et sur les réseaux bien sûr.
Contre les incendies et les pillages, assainir une justice gauchisée
Sans cette complicité, le gouvernement n’aurait-il pas déjà agi ? En contrôlant l’immigration, en ajustant sa politique d’allocations qui rendent la France si attrayante, en mettant la justice en mesure de juger avec force et fermeté ? Cela aurait demandé la dissolution du très gauchiste Syndicat de la magistrature, la formation adéquate des futurs magistrats, la responsabilité civile et pénale des juges qui permettrait de leur imputer les conséquences de leurs décisions délirantes. Toutes choses réalisables en soi, mais des plus improbables dans un pays comme la France, déjà socialisée à outrance. Socialiste, elle l’est en matière économique, fiscale, éducative, dans ses médias officiels comme dans sa politique d’immigration.
Du point de vue du pouvoir, la beauté de la situation actuelle est de toute façon de pouvoir répondre aux troubles en concédant davantage de financements, en augmentant son rôle, bref, en rendant le pays encore plus socialiste – et encore plus vulnérable aux attaques qui le défigurent.
Donald Trump a averti sur son compte Truth Social : « La France brûle. L’immigration de gens venus d’un monde totalement différent, des gens qui ont la haine au cœur, a brisé ce qui fut jadis un grand pays. Fermez vos frontières et reprenez le contrôle avant qu’il ne soit trop tard ! »
Le 17 octobre 2026 : une folie annoncée
Son vice-président J.D. Vance, commentant une image de l’incendie de la mairie de Limoges, a quant à lui écrit sur X : « Les progressistes occidentaux ont importé le tiers-monde en France et d’autres pays au nom de la diversité et de la compassion. Ils ont négligé les questions fondamentales d’assimilation et de compatibilité. On leur a dit que cela finirait comme cela et ils n’ont pas écouté. Je prie pour que la France, un beau pays à la population merveilleuse, mette fin à cette folie avant que davantage de monuments ne brûlent. »
La diversité et la compassion, on le sait bien, n’étaient que des prétextes. La vraie compassion consisterait à permettre aux peuples de vivre correctement chez eux. Déracinés, qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs, décervelés par une école qui ne forme plus, il y a parmi les casseurs sauvages ceux qui sont étrangers à ce pays et ceux qui, en enfants de ce pays, y sont eux-mêmes devenus étrangers au point d’être prêts à le détruire.
Qu’est-ce qui peut enrayer cette course vers le néant ? Rien d’humain, assurément. Il est déjà trop tard pour espérer un tranquille retour de l’ordre. Mais la France, à genoux, attentive à l’avertissement du Christ lui-même : « Si vous ne vous convertissez et faites pénitence, vous périrez tous », peut être relevée par lui.











