Geoffroy de Lagasnerie, « philosophe » coqueluche de l’extrême-gauche, a commis le mois dernier un ouvrage intitulé L’âme noire de la démocratie – Manifeste pour un autre idéal politique. Il y explique sans sourciller son projet anti-démocratique.
On lit en résumé : « Et s’il était temps aujourd’hui de lever le tabou de la critique de la démocratie ? De questionner l’évidence des principes de majorité, de vote, de représentation ou de souveraineté populaire, de “pouvoir du peuple” ou du parlementarisme, du débat entre des opinions départagées par une élection… ? Doit-on considérer que nous sommes arrivés à la fin de l’histoire. Ou ne devrions-nous pas – surtout à la lumière des désastres politiques actuels – nous efforcer de rouvrir notre imaginaire pour chercher d’autres moyens, à la fois plus rationnels et plus justes, de légitimer l’acte de gouverner ? »
Dans son livre, il écrit : « Oui parfois, en tant que progressistes, nous pouvons, et même nous devons être antidémocrates. »
Critiquer la démocratie ? Très bien, il y a de quoi. Mais il s’agit ici d’une extrême-gauche qui sent les limites de son électorat et cherche les moyens de se « réinventer » pour imposer sa tyrannie autoritaire. Nul besoin pour cela de « rouvrir notre imaginaire » : il suffit d’ouvrir une histoire du XXe siècle.











