Le « théologien » ultra-moderniste, idéologue de Traditionis Custodes, Andrea Grillo a encore frappé. Réagissant aux propos de Mgr Salvatore Cordileone qui, dans un entretien à Tribune Chrétienne, soutenait qu’« il y avait plus d’unité dans l’Eglise avec Summorum Pontificum qu’avec Traditionis Custodes », il a accusé l’archevêque de San Francisco de faire « une interprétation schismatique de l’unité ».
Parlant du « traditionalisme » de la jeunesse, Grillo soutient : « Lier la “reprise” de la fréquentation des rites chrétiens à la contradiction de la réforme liturgique n’est ni vrai ni honnête. Cela revient à confondre cause et effet et à se bercer d’illusion en se contentant des apparences. » La désertion des églises concomitante à la « réforme » n’est qu’une apparence, l’attachement des jeunes, dans de nombreux pays, au sacré qui favorise leur retour à la foi n’est qu’apparence…
Surtout, Grillo loue la prétendue « unité » de la messe dite de Paul VI, qu’il qualifie en même temps de « rite “ouvert” et “flexible” », et accuse presque, faisant de la FSSPX l’alpha et l’oméga de la « résistance » traditionaliste, le pape Benoît XVI de schisme en écrivant : « Avec Summorum Pontificum, le projet de Lefebvre fut adopté comme règle de l’Eglise : chaque communauté et chaque prêtre pouvait choisir d’adhérer ou non au Concile. Le point culminant de la division se situa entre 2007 et 2021. »
Andrea Grillo n’en est pas à son coup d’essai hétérodoxe : il s’est par exemple violemment attaqué à l’étude des miracles eucharistiques de saint Carlo Acutis, ou à la désignation pourtant tout à fait catholique par Léon XIV du prêtre comme alter Christus. Petit soldat moderniste, il n’est théologien que parce que son dieu est l’homme.











