Rima Hassan fière des maires noirs de Bamakosoldat : qui sont « les nôtres » ?

Hassan maires noirs Bamakosoldat
 

Le maire du Blanc-Mesnil est noir, il se nomme Traoré Demba, le maire de Saint-Denis est musulman, c’est Bally Bagayoko. Le maire de Sarcelles, Bassi Konaté, ceux de Fleury-Mérogis, Yahaya Soukouna, de Mantes-la-Jolie Adama Gaye, de La Courneuve, Aly Diouara, sont à l’avenant. Leurs six visages réjouis ornent un message signé Bamakosoldat, avec ce texte : « Six maires noirs, issus de banlieues, à la tête de villes qui les ont vus grandir. Pas un hasard, pas un symbole isolé. Une réalité qui s’impose. Ceux qu’on pensait loin des décisions sont désormais au cœur. Discrètement, le paysage change. Et ce n’est que le début. » Mademoiselle Rima Hassan l’a relayé sur son compte X avec ce simple commentaire : « La fierté des nôtres. »

Qui, les nôtres ? Ils ne sont pas tous musulmans, deux seulement appartiennent comme Rima Hassan à la France insoumise, il y a des divers gauche, un radical, un Gambien, deux ou trois Maliens, tous ne sont pas français depuis bien longtemps, quel est donc leur point commun ? Ils sont noirs. Comme Rima Hassan, ils ne sont pas blancs français de souche, ils sont autres. Coloured. Racisés, comme ils disent. « Les nôtres », c’est la nouvelle France, par opposition aux autres, l’ancienne France, celle qui est en train de passer. Mélenchon a fait la même analyse et le même pari qu’Obama naguère, il est le candidat d’une France non blanche et non chrétienne. Lui la chauve-souris entre deux mondes, celui des rats et celui des oiseaux, l’Européen maghrébin, comme Obama était métis élevé en Indonésie.