Le père Jacques Rolland, chancelier de l’Eglise catholique en Islande, prêtre français missionnaire sur cette île nordique où le catholicisme représente environ 4 % de la population, s’expose aujourd’hui à une enquête criminelle ; il est accusé de proposer aux homosexuels des « thérapies de conversion », interdites par la loi islandaise depuis 2023. En réalité, ce qui est reproché au prêtre est l’adhésion à la doctrine catholique quant à l’homosexualité et le refus de l’Eucharistie aux personnes vivant dans une relation homosexuelle.
Le père Rolland a récemment accordé un entretien à la chaîne de télévision publique RUV, et a prononcé les propos suivants, qui pourraient mener à une enquête contre lui : « L’orientation sexuelle n’est qu’un facteur parmi d’autres qui concernent les tendances d’un individu à adopter un mode de vie néfaste pour lui-même et pour la société. » Et encore : « Et la “conversion” – le changement de cœur – est un mot clef dans la vie quotidienne des catholiques. Nous sommes constamment en train de nous détourner du mal pour nous tourner vers le bien. »
Il a ajouté qu’« il n’existe pas de thérapies de conversion organisées, seulement des échanges entre personnes… Les gens parlent à un prêtre et lui demandent conseil. D’autres recherchent un soutien dans leur vie spirituelle. Ils viennent à nous, à l’église, aux offices, à la messe. C’est principalement dans ce domaine que nous pouvons apporter notre aide ».
Interrogé sur son obligation de respecter la loi, le missionnaire à répondu : « Oui, tant que les lois sont conformes aux lois de Dieu, il n’y a pas de problème. Il est établi en droit depuis toujours que lorsque les lois du pays et les lois de Dieu sont en conflit, ce sont les lois de Dieu qui prévalent. »
En 2019, le père Rolland avait déjà déclaré qu’il refuserait de « marier » deux femmes, même si cela devait l’exposer à des poursuites : « Si je vais en prison, alors j’irai en prison, mais cela ne changera rien à ma position. »











