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Les LGBT à la télé : tout le monde s’y met

LGBT télé GLAAD
 
Alors que les gros médias soulignent le rôle joué par la présence de personnages homosexuels dans les sitcoms à diffusion mondiale à heure de grande écoute pour l’« acceptation » des LGBT, le lobby pro-gay GLAAD vient de rendre publiques ses statistiques annuelles en la matière. Sans surprise, la plupart des grandes chaînes de télévision américaines ont bien respecté les quotas. Mieux : le nombre de personnages « lesbiennes, bi, gay et trans » est en constante augmentation. La palme va même à une chaîne réputée conservatrice : Fox.
 
Cette dernière a gagné la compétition informelle pour la deuxième année d’affilée, avec dix séries possédant leurs homos de service, et pas moins de 64 personnages LGBT réguliers pour la saison 2014-2015, soit une augmentation de 65 % par rapport à la saison précédente.
ABC suit avec un pourcentage de 4,5 % de personnages LGBT récurrents dans ses séries « maison » ; NBC qui était à la « pire » place l’an dernier – dernière sur cinq parmi les principales chaînes nationales – s’est hissé à la troisième, le pourcentage des personnages récurrents homosexuels ou « autres » étant passé de 1 à 3,2 %.
 
L’étude « Where we are on TV » (Où nous sommes à la télé) s’inquiète un peu de voir une chute de 2 % des lesbiennes, et de 4 % pour les transgenres. Les personnages de couleur sont également moins nombreux : – 2 %. Mais – bonne nouvelle pour GLAAD – les séries ne sont pas toutes entièrement tournées pour la saison et d’autres LGBT pourraient faire leur apparition.
 

GLAAD : le commissaire LGBT de la télé

 
Comme on n’est jamais assez vigilant, une autre étude menée par GLAAD, la « Network Responsibility Index » (index de la responsabilité des chaînes) mesure précisément le temps de présence et de parole des personnages LGBT, un peu à la manière des vérifications des campagnes électorales. C’est dire s’ils sont là pour transmettre un message.
 
On notera d’après cette étude portant sur la saison écoulée que ce sont les chaînes visant les jeunes, comme MTV, qui jouent le mieux le jeu obligatoire de la « normalité ». Elles mettent en scène des « romances » homosexuelles, voire, sur ABC Family (sic) des « mamans lesbiennes interraciales » qui valent à cet émetteur la note « excellent ».
 
La prochaine étape sera de vérifier la manière dont ces personnages sont traités : si par exemple, les « queer » sont soumis aux « stéréotypes LGBT », tant il est vrai qu’on n’a jamais fini d’épurer les plus purs.