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« Mahomet pédophile » : victoire du droit de l’islam sur la république

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Lors d’un colloque sur « les fondements de l’islam », une Autrichienne a dit « Mahomet pédophile ». Les tribunaux autrichiens l’ont condamnée et la Cour européenne des droits de l’homme ont confirmé sa condamnation. C’est une victoire des minorités sur la république.
 
Autre temps, autre mœurs, le bédouin Mahomet, sa vie le prouve et notamment son mariage avec Aicha, six ans, appréciait et commettait des actes que nous disons aujourd’hui pédophiles. C’est amplement documenté et nul ne le nie.
 

L’islam mécontent qu’on dise Mahomet pédophile

 
Partant de là, lors d’un séminaire qu’elle avait organisé à Vienne en 2009 à l’institut d’éducation libérale (« société pour la politique, la culture et la liberté d’expression »), une intellectuelle viennoise a utilisé la chose pour montrer l’incompatibilité de l’islam avec la société européenne. Elle a notamment demandé : « Un homme de 56 ans avec une personne de six (…) comment appelons-nous ça, si ce n’est de la pédophilie ? » Et d’ajouter que Mahomet « aimait bien avoir un petit quelque chose avec les enfants ».
 
Cela ne fut pas du goût de l’islam d’Autriche qui la poursuivit. En 2011, elle était condamnée pour atteinte aux convictions religieuses. Une demande de révision de la procédure pénale fut rejetée en 2013, puis l’affaire a été portée devant la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg, qui vient de statuer.
 

Droit du citoyen ou droit des minorités ?

 
La CEDH condamne la requérante, estimant que les tribunaux autrichiens ont soigneusement pesé « son droit à la liberté d’expression par rapport au droit d’autrui de protéger ses sentiments religieux ». La cour estime les jugements des tribunaux autrichiens d’autant mieux fondés que « Les frontières du débat objectif ont été dépassées par des déclarations litigieuses et ont pris la forme d’attaques insultantes contre le prophète ». Les magistrats de Strasbourg ont également estimé qu’en déclarant « Mahomet pédophile » et en parlant de son âge au moment du mariage avec Aïcha, la requérante avait émis de « simples jugements de valeur » qui font obstacle à un « débat sérieux ».
 

La CEDH en pleine confusion des faits, du droit, et de la politique

 
Les justifications de la Cour mélangent trois choses au moins. Où sont les « attaques insultantes » ? Appeler un chat un chat est-il une insulte ? Quant au débat objectif, en quoi est-il troublé quand on constate que les actes de Mahomet le font entrer dans la catégorie des pédophiles telle qu’elle est définie juridiquement ? En quoi cette constatation constitue-t-elle un « simple jugement de valeur ». Ce qui est vrai, c’est que les valeurs de l’islam du sixième siècle (et d’aujourd’hui) ne sont pas les mêmes que les nôtres : ce n’est pas un jugement de valeur, c’est une constatation de fait que la requérante avait pour ambition d’établir.
 
En outre, le mot pédophile se justifie aussi. Coucher avec un gamin de treize ans peut susciter un interminable débat byzantin sur la pédophilie et la pédérastie, mais avec une petite fille de six, il n’y a pas photo, pas place pour le pilpoul des juges. La faiblesse évidente de l’argumentation de la CEDH est un aveu, aveu que sa décision est une décision de principe, une décision politique, une décision idéologique.
 

Mahomet pédophile, l’islam et la république maçonnique

 
Les juges l’avouent d’ailleurs en opposant le « droit à la liberté d’expression » au « droit d’autrui de protéger ses sentiments religieux ». Sur la lancée des Lumières, la république maçonne a prétendu instituer un moment une presque totale liberté d’expression, seulement limitée par l’or. C’était un fantasme surtout destiné à nuire à l’Eglise catholique mais qui valut beaucoup de popularité à la république, popularité qui s’exprimait par des phrases de ce type : on est en république et je t’emmerde. Aujourd’hui c’est fini, cela fait beau temps que la liberté d’expression a été rognée par tous les bouts : ce qui est en train de se passer, c’est sa soumission au nouveau modèle politique et juridique : le droit des minorités, le droit des communautés.
 

Victoire de l’Empire sur la république

 
La république ne connait pas de corps intermédiaires ni de communautés, rien que des individus, auxquels elle garantit leurs droits. C’est le droit du citoyen qui compte. L’Empire connait au contraire des communautés qu’il a pour ambition de faire cohabiter. C’est l’intérêt de l’empereur qui compte. En république, la liberté d’expression est primordiale ; dans l’Empire, c’est le respect des communautés qui prime parce qu’il garantit leur vivre ensemble sous le sceptre de l’empereur. Dans l’empire, le plus grave accroc à ce vivre ensemble est « l’offense » faite à toute minorité protégée. L’Empire est régi par un droit anglo-saxon d’inspiration trotskiste, il dynamite tout ce qui lui préexiste par cette sanctification des minorités. Qu’importent en l’espèce le bon sens, la vérité, la liberté, il ne faut pas vexer nos amis de l’islam. Dans le même temps on s’essuie les pieds sur le christianisme – mais cela, les plus révolutionnaires et les plus intelligents des juges en reviennent, il leur arrive de protéger les catholiques pour éviter le deux poids deux mesures, et détruire la société européenne en protégeant l’islam.
 

Pauline Mille