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Marche des fiertés : Vegans, Antifas, même combat, la Révolution !

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Les Vegans ont paradé le week-end dernier dans leur marche des fiertés – comme des LGBT. Pour le Français moyen, ils semblent tombés de la lune. En réalité, comme les Antifas ou les sauveteurs du climat, ils mènent le bon combat, le combat autorisé, la Révolution mondialiste.
 
Les marches des fiertés ont pour fonction de rendre visible le bien futur, les utopies en passe ou en train de s’actualiser et devenir la norme. Elles commencent avec quelques avant-gardistes qui paraissent originaux, ou fous, excités, excessifs, puis elles deviennent un grand rassemblement festif annuel, subventionné par les municipalités de progrès, où tout ce qui compte dans l’intelligence et la culture doit paraître, enfin, elles ont pour vocation de disparaître quand elles ont réussi, comme les réunions d’anciens combattants.
 

La marche des fiertés récompense les fils de la Révolution

 
On n’est pas fier de n’importe quoi aujourd’hui. La fierté manifeste le bien, ce que le Système juge positif, les objectifs de la révolution morale en cours. Si je vous dis que je suis fière de la France et de son histoire, je suis au mieux une idiote gagnée par la zemmourisation des esprits, plus probablement une fasciste renforcée. Si je chante, « Je suis chrétien, voilà ma gloire, mon espérance, et mon soutien », je sors carrément d’une autre galaxie et le juge me prescrit un examen psychiatrique. 
 
En revanche, le migrant qui a jeté de l’acide sur un policier espagnol pour franchir illégalement la frontière peut être fier, l’homosexuel qui sodomise son compagnon ou en est sodomisé, l’homosexuelle qui partage un godemichet à deux places avec sa compagne, peuvent manifester leur fierté sur les pavés de Rome, New York, Londres et Paris, avec les transgenres sur talons aiguilles. 
 

Le grand combat des Vegans est l’antispécisme

 
Les Vegans ont donc acquis cette année leur ticket pour une marche des fiertés. C’est dire leur dignité et leur utilité pour le système. On ne parlera pas ici de leur différend avec les bouchers. Notre confrère Aymeric Caron, militant antispéciste le déplore. Ils ont tagué ou abimé des vitrines. Cela agace les professionnels de la viande, leurs clients, et, pour l’instant, la plupart des téléspectateurs. Mais il ne faut pas s’y tromper : « L’antispécisme est une philosophie de non-violence par définition, explique Caron. » Si les Vegans se résolvent à la violence, c’est à cause du « désespoir. Certaines personnes sont amenées à faire des choses spectaculaires pour que l’on mène ce débat. Et les responsables, ce sont ceux qui nous dirigent. On a une équipe gouvernementale qui ne fait absolument rien pour le bien-être animal, et qui ne suit pas les voies démocratiques ». La violence des non-violents est donc un bien. Elle fait le buzz. Elle donne un supplément de visibilité aux Vegans, en complément de la marche des fiertés. Et elle situe le vrai débat en cours, ce qui distingue les Vegans des végétariens d’hier.
 

Vegans, Antifas et terroristes verts sont les voltigeurs de la Révolution

 
Les végétariens de mon enfance étaient d’aimables originaux aux théories variées, amateurs de céréales improbables et de vieux légumes. Ceux qu’on nomme Vegans (il y a des degrés dans le refus des produits animaux) sont des militants d’une révolution globale. Ils sont au confluent de plusieurs idéologies toutes bien reçues du système. Il ne faut pas plus dire des Vegans que ce sont des dingues, des rêveurs, qu’il ne faut dire des Antifas que ce sont des casseurs. Les uns et les autres sont l’avant-garde de la Révolution menée par le Système et ses élites. Zadistes et Antifas sont plus que tolérés par la police, on l’a vu dans l’affaire Méric, le Système s’en sert, ils incarnent, jusqu’à l’extrême « l’idéal » d’ouverture du mondialisme. De même les Vegans, quand ils refusent la viande, font le choix du bien-être animal, protègent le climat, abolissent la barrière des espèces, proclament le droit du vivant, ne font qu’épicer un peu plus le ragoût des recommandations de l’ONU.
 

Le combat mondial de l’ONU contre la viande

 
Le levier de cette révolution, ce sont les excès de la société de consommation dans le Nord. C’est vrai que l’on y mange trop de viande et que les femmes ne font plus la cuisine. Et que pour satisfaire dans ces circonstances une demande artificiellement augmentée, on choisit des moyens répréhensibles, poulets de batterie, bœufs culards dont les bas morceaux sont transformés en farines ou aliments pour chiens, etc.
 
Il en naît un malaise qu’il suffit ensuite à l’ONU d’exploiter pour mener sa révolution par une propagande habile.
 
Chaque année 65 milliards d’animaux sont abattus, soit deux mille par seconde. Parmi eux, il y a des chiens, que les Chinois, dont on connaît la cruauté, mangent. Et des oies grasses que les Français, dont la gourmandise peccamineuse n’échappe à personne, gavent sauvagement. Eh bien, c’est mal pour tout le monde, et pour la planète, estiment l’ONU et les Vegans.
 

Les Vegans marchent au combat avec fierté

 
D’abord, la viande est mauvaise pour la santé. L’OMS, l’organisation mondiale de la santé, bras médical de l’ONU, la juge dans son ensemble « probablement cancérogène » (pourquoi ne dit-on plus cancérigène ? Mystère de la Révolution !). En plus, elle donne du diabète, de l’obésité, des maladies cardio-vasculaires et la goutte. Si vous aimez le jambon et la saucisse, c’est pire : le risque de cancer colorectal s’élève de 18 %. En moyenne, toutes choses égales par ailleurs. Ce qui ne signifie rien et touche très peu le Malien de base, mais ancre le téléspectateur que la viande est dangereuse et que le Vegan, même s’il exagère, n’a pas tort quelque part au fond.
 

La révolution vegan combat nos mauvais penchants

 
Ensuite la viande est mauvaise pour le climat. Ici, les Vegans apportent leur pierre à la grande révolution écologiste. En mangeant trop de viande, on réchauffe la terre. Pour Hilal Elver, rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à l’alimentation, « La consommation mondiale de viande et produits laitiers est l’une des causes principales du changement climatique ». Pour elle, les pays développés doivent « prouver leur volonté d’ajuster leurs habitudes alimentaires ». Autrement dit, la révolution morale qu’impose le paradigme écologiste doit régir aussi nos assiettes.
 
La FAO (le bras agraire et alimentaire de l’ONU) confirme. Pour elle, la viande grignote la forêt amazonienne : 91 % des terres qu’on y récupère servent au pâturage ou à produire le soja nécessaire au bétail. A l’échelle planétaire, 14,5 % (on est précis ou on ne l’est pas) des émissions humaines de gaz à effet de serre proviennent de l’élevage. Sans doute le porc et le poulet en émettent-ils moins que le bœuf ou l’agneau, mais ils rejettent plus d’azote dans l’eau et couvrent ainsi les rivières d’algues. Et puis produire une calorie de bœuf demande vingt fois plus d’eau qu’une calorie de maïs. « Une étude » montre que l’empreinte eau des Européens liée à l’alimentation diminuerait d’un quart ou d’un tiers s’ils réduisaient ou supprimaient leur consommation de viande.
 

La Révolution le veut : « Ce cochon est une personne »

 
Inutile de répondre que le mouton peut s’élever sans arrosage sur un causse où nul riz ne poussera jamais, l’essentiel est que la viande devienne un objet d’horreur. C’est pourquoi un rapport de l’ONU recommande qu’on en taxe les producteurs et les vendeurs, afin de réduire la demande. Les Vegans qui taguent les boucheries ne sont, on le voit, que les éclaireurs de pointe de l’ONU. 
 
Ils le sont aussi en matière d’antispécisme, cher à Aymeric Carron. Ils considèrent que « le droit à vivre des vaches, des cochons, des poulets, est beaucoup plus important que le plaisir gustatif que nous, humains, pouvons avoir à retirer de leur consommation ». Autrement dit, « Ce cochon est une personne », affirmait une jeune Vegan plantée devant une boucherie avec dans les bras un porcelet mort. Son acte dément ses paroles : jamais elle n’aurait porté un bébé mort dans ses bras pour illustrer son combat.
 

L’idéologie vegan qui combat la viande promeut le droit du vivant

 
Inutile de relever que veaux, vaches, cochons, poulets et moutons sont une production de l’homme et que, s’ils ne contribuaient pas à sa nourriture, leur décroissance s’imposerait, dans des conditions douloureuse. Inutile de noter que les animaux sauvages meurent aussi, même quand l’humain ne s’en mêlent pas, et de façon le plus souvent atroce. Inutile. Nous sommes dans l’idéologie. Une idéologie qui combat la viande pour imposer, en parallèle à la transition énergétique, « une grande agricole vers une agriculture végétale ».
 

Un même égalitarisme antiraciste anime Antifas et Vegans

 
Cette révolution se pare d’une exigence morale : « De quel droit se permet-on de faire naître dans le but de faire mourir ? », se demande une militante. Cette question implique que l’on tienne effectivement l’animal pour une personne, que l’on abolisse la barrière des espèces. Et de fait, une autre militante considère que « Tous les animaux sont égaux et on le droit de vivre comme les êtres humains ». 
 
L’antispécisme est le terme logique de l’égalitarisme et de l’antiracisme, ce qui place les Vegans dans la même famille que les Antifas. Et fait de tous les deux des enfants de l’ONU. Car ce qui est promu ici n’est pas autre chose que le droit du vivant prôné par celle-ci dans d’innombrables textes. Lesquels procèdent d’une idéologie syncrétiste où bouddhisme, hindouisme, new age et maçonnerie se donnent la main.
 

Pauline Mille