La mère et la sœur d’Enoch Burke incarcérées à leur tour

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La mère et la sœur d’Enoch Burke, ce professeur irlandais dans le secondaire qui a déjà passé plus de 500 jours en prison, et qui refuse de suivre l’interdiction judiciaire qui lui a été faite d’approcher de l’école où il enseigne, parce qu’il se refusait à utiliser les pronoms « non genrés » qu’un de ses élèves a fait siens, ont été à leur tour condamnées pour avoir manifesté au cours d’une audience au tribunal.

L’audience avait lieu le 20 février dernier : les deux femmes, Martina et Ammi Burke, n’avaient cessé d’interrompre les débats concernant Enoch Burke. La séance avait été suspendue et elles furent expulsées de la salle par des agents de police.

 

La mère et la sœur d’Enoch Burke lui rendaient visite en prison

Poursuivies à leur tour pour outrage au tribunal, les deux femmes chrétiennes évangéliques ont été condamnées le 4 mars dernier à 15 jours de prison. Le juge affirma dans sa décision qu’Enoch Burke, comme les autres membres de sa famille, semblent considérer qu’ils sont « au-dessus de la loi » et d’affirmer : « Il n’existe aucune exception pour les chrétiens évangéliques, les activistes du climat, les défenseurs des animaux ou les activistes contre l’avortement. La loi est la même pour tous », a-t-il dit.

On notera l’approche purement positiviste de la justice qui exclut totalement les notions de bien et de vérité objectifs. Le juge, lui, parlait d’un « cirque familial ».

 

Martina et Ammi Burke incarcérées pour 15 jours

C’est à la fin du mois de mars que Martina et Ammi Burke, cette dernière étant avocate de profession, ont été arrêtées alors qu’elles venaient de rendre visite à Enoch Burke à la prison de Mountjoy. Les autorités pénitentiaires en ont profité pour avertir les gardaí, qui sont arrivés pour exécuter la décision de justice du début du mois. Les deux femmes ont été placées dans une cellule isolée pour vérifier leur état de santé, pour savoir si elles pouvaient être incarcérées selon le régime ordinaire de la prison pour femmes, le Dóchas Centre, qui accueille actuellement 150 % de prisonnières par rapport à sa capacité nominale.

 

Jeanne Smits