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Migrants : plus ils restent, moins ils travaillent, selon un rapport sur l’intégration en Norvège

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Une étude réalisée par le centre Ragnar Frisch pour la recherche économique en Norvège révèle ce fait que les grands médias jugent inattendu : l’écart de participation à la force de travail entre citoyens nés en Norvège et migrants originaire du tiers-monde s’élargit en fonction de la durée de séjour dans le pays de ces derniers. Plus ils restent, moins ils travaillent.
 
Pendant les premières années de séjour, le centre Ragnar Frisch a constaté « des signes encourageants d’intégration dans le marché de l’emploi au cours d’une période initiale suivant l’arrivée de ces migrants ». Mais passés cinq à dix ans, « le processus d’intégration fait une marche arrière et l’on constate des différentiels d’emplois entre migrants et autochtones de plus en plus importants, et une hausse de la dépendance des migrants par rapport aux assurances sociales ».
 

Les migrants travaillent d’autant moins qu’ils restent plus longtemps Norvège

 
Selon Knut Røed, directeur de recherches du centre Frisch, ces résultats sont une « surprise ». « Normalement, les différences entre migrants et citoyens nés en Norvège devraient s’amoindrir au fur et à mesure de la présence des migrants dans le pays. Nous nous sommes rendus compte que c’est le contraire qui se produit », a-t-il commenté.
 
Une étude pour rien ? Le ministre par intérim pour l’immigration et l’intégration, Per Sandberg, a réagi en soulignant que le gouvernement était au courant des problèmes mis en évidence par le rapport. Il pense néanmoins que ce problème ne peut se régler par la seule politique. Et il est intéressant de noter que sa réponse pointe non pas l’absence d’efforts de la population norvégienne de souche, mais un défaut de volonté d’intégration de la part des migrants.
 
« Même si le gouvernement allait encore plus loin dans ses efforts pour procurer aux migrants des emplois et des possibilités, nous ne devons pas oublier que les politiques ne peuvent obliger les gens à s’intégrer. Il faut qu’il y ait également un engagement significatif de la part de ces individus eux-mêmes, s’ils veulent réussir en Norvège », a-t-il déclaré.
 

Un rapport sur l’intégration en Norvège révèle que les migrants dépendent de plus en plus des aides sociales

 
Quelles que soient les motivations des immigrés, les médias norvégiens estiment la situation inquiétante. Le quotidien Verdens Gang a jugé qu’il s’agissait d’une « très mauvaise nouvelle » pour l’Etat providence auquel les Norvégiens se sont habitués. Alors que le poids des allocations et autres aides versées aux migrants va, selon toute vraisemblance, si la situation décrite dans ce rapport persiste, augmenter de manière considérable, « La conclusion est claire : si nous ne parvenons pas à mettre les nouveaux venus au travail, c’est tout notre modèle social qui risque d’être mis en danger », prévient un éditorial.
 
Voilà en tout cas une nouvelle preuve, un nouveau fait montrant que l’idée de vouloir remplacer la force de travail au sein des populations vieillissantes d’Europe par des immigrés d’origine lointaine, souvent de culture et de foi islamiques, est pire qu’un leurre : un mensonge.
 

Anne Dolhein