Le Chiffre : 150 milliards pour le « net zéro » au Royaume-Uni

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L’énergie « verte » aura coûté près de 150 milliards d’euros (125 milliards de livres) au Royaume-Uni en 2029 depuis le début de la décennie en cours. Ce ne sont pas des opposants à la politique du « net zéro » qui le disent, mais le très officiel Climate Change Committee britannique. Le chiffre tient compte de la totalité du poids de la transition énergétique, et il inclut l’argent directement déboursé par le gouvernement, les foyers et les entreprises, mais tient compte également de bénéfices annoncés : une meilleure qualité de l’air, une efficacité accrue et des dépenses moindres sur le plan énergétique.

Libre à ceux qui paient de croire ou non à ces « bénéfices » futurs, mais le fait est que le rapport du CCC reconnaît que la politique actuelle ne commencera à dégager des bénéfices au Royaume-Uni que vers 2040. Alors même que le ministre de l’Energie, Ed Miliband, met les bouchées doubles pour décarboner le système électrique britannique d’ici à 2030, l’allure qu’il a imposée augmente encore les coûts ; on veut bien croire qu’elle n’engendrera pas de retombées positives pendant bien longtemps.

Ce qu’il faut en retenir : la course au net zéro pèse et pèsera sur tout un chacun, et ce, alors que le Royaume-Uni a quasiment renoncé à exploiter son propre pétrole et se prend donc de plein fouet la hausse du prix du pétrole et du gaz à la faveur de la guerre contre Iran. Toujours au nom de la transition énergétique, bien sûr. Etant donné que s’y ajoute aussi la taxation des émissions carbone, particulièrement élevée pour l’industrie britannique, on comprend que le net zéro est surtout fait pour appauvrir certains.