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Obama et l’état de l’Union : triomphe de la révolution mondiale en Amérique

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Barack Obama lors de son dernier discours sur l’état de l’Union, le 12 janvier 2016.


 
Le discours sur l’état de l’Union que vient de prononcer le président Barack Obama est un véritable catalogue de la révolution mondiale menée en Amérique sous son mandat, un triomphe pour le trotskiste qu’il n’a jamais cessé d’être.
 
Les apparences sont trompeuses : les succès de Donald Trump et la super-cagnotte de 1,6 milliards de dollars qui vient d’être versée par la loterie ne font pas de l’Amérique le pays de la liberté politique ni du capitalisme, mais, cela transparaît nettement du dernier discours sur l’état de l’Union que vient de livrer Obama, la patrie de la révolution mondiale et du socialisme.
 
Le président, s’exprimant avec beaucoup de prestance et sans notes, a pris les accents d’un triomphe modeste pour dresser la liste des réussites de ses deux quinquennats. Réussites, bien sûr, aux yeux d’une opinion peu à peu intoxiquée par la gauche et acquise aux “avancées” de la révolution mondiale. On peut les répartir selon trois grandes catégories. D’abord, la révolution économique et sociale. Entrent dans ce domaine le fameux “Obamacare”, c’est-à-dire la soumission de l’économie américaine à un système de soins et d’indemnisations (donc de cotisations et de contrôles) comparables à notre sécurité sociale. L’inspiration en est clairement socialiste et dirigiste, et les conséquences en sont immenses : il a été calculé que près d’un sixième de l’économie de l’Amérique est aujourd’hui socialisée par l’Obamacare. Dans le même ordre d’idées, on citera l’aide au plus démunis, qui mobilise huit mille milliards de dollars et qui fait de 46 millions d’Américains les “bénéficiaires” de bons d’alimentation et de soupes populaires.
 

Les trois formes de la révolution mondiale

 
Obama a aussi procédé à ce que l’on pourrait nommer une révolution classique, politique et géopolitique, en rompant avec certains des alliés stratégiques traditionnels de l’Amérique, Israël, l’Egypte, tout en se rapprochant des frères musulmans et de l’Iran, avec qui il a passé accord. Le prix Nobel de la Paix a joué pour ce faire sur la lassitude de l’Occident devant les dépenses et les responsabilités d’une politique militaire ferme, ce qui s’est traduit aussi par des coupes claires dans les budgets militaires.
 
Enfin, la part la plus importante peut-être de la révolution mondiale menée par Obama concerne à la fois les mœurs, la morale et la démographie, c’est ce que l’on pourrait appeler la révolution sociétale. Elle s’est traduite parce que les Américains nomment l’executive amnesty, c’est-à-dire la régularisation massive des immigrés clandestins en 2014, qui a empêché leur expulsion et préfigure pour 2016 une nouvelle invasion, et qui s’est faite avec la complicité des Républicains. Elle s’est traduite aussi par les avancées générales du planning familial et de l’avortement, et bien sûr par une promotion hyper rapide et générale du mariage pour tous. Celle -ci s’est caractérisée par la conquête de la politique américaine par le lobby maçonnique et son bras armé LGBTI d’une part, et par l’instrumentalisation du pouvoir judiciaire contre le pouvoir législatif, les tribunaux, soutenus par la Cour suprême, retoquant systématiquement les lois votées par les Etats. A cet égard, il faut noter une gauchisation et une féminisation décidée de la Cour suprême, avec les nominations de Sonia Sotomayor et Elena Kagan.
 

Obama dictateur en Amérique

 
Sur le plan des moyens, constatons que le souriant et sexy Obama a employé le plus vieux des moyens pour faire sa révolution : la contrainte et la force. Ainsi d’une part procède-t-il par “executive orders”, c’est-à-dire par décrets-lois, en passant contre la volonté majoritaire du Congrès, pour imposer sa volonté à l’Amérique. Et il montre aux citoyens qu’il est bien le plus fort en leur ôtant leurs libertés traditionnelles : par exemple, celle de porter des armes (par la limitation des armes à feu), et celle de garder une sphère intime (par la généralisation des écoutes et de la surveillance).
 

La comédie de l’état de l’Union

 
Naturellement, pour masquer cette réalité qui l’apparente à un dictateur, Obama a paré sa révolution des riantes parures de la diversité, comme en témoignent les invités que Michelle son épouse avait choisi de mettre en valeur lors du discours sur l’état de l’Union. Il y avait là, bien en évidence, un réfugié syrien, un musulman américain, un ancien clandestin, un activiste gay, sans oublier un héros américain de Paris. Il ne manquait qu’un raton laveur à cet inventaire destiné à amuser la galerie pendant que le trotskiste Obama termine tranquillement, sept ans après, sa révolution mondiale en Amérique.