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Etats-Unis : le Connecticut se met en quatre pour trouver des parents adoptifs et des familles d’accueil LGBT

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Le Connecticut est un Etat démocrate, avec un gouverneur – Dannel P. Malloy –qui prend son orientation à gauche très au sérieux. C’est face aux récentes décisions dans plusieurs autres régions des Etats-Unis de mettre un frein aux adoptions par les gays qu’il vient d’annoncer que les services sociaux de protection de l’enfance du Connecticut ont lancé une initiative en vue de « recruter activement » les membres de la communauté LGBT pour devenir parents adoptifs ou familles d’accueil. Objectif : faire placer de plus en plus d’enfants auprès de couples de même sexe.
 
Le Connecticut, a-t-il déclaré, veut promouvoir sa réputation d’accueil de cette communauté LGBT qu’elle veut « embrasser », et ce d’autant que l’Etat compte actuellement 4.300 enfants à l’assistance publique dont la moitié, environ, ont peu de chances de retourner dans leur famille biologique. « Il nous faut absolument faire circuler cette information. Il faut que nous arrivions à placer une plus grand nombre de nos enfants auprès de familles dans cet Etat », a-t-il insisté.
 

Familles d’accueil LGBT recherchées aux frais de l’Etat du Connecticut !

 
Le Département de l’enfance et de la famille (DCF) du Connecticut organise donc ès-qualités une campagne de communication qui lui fait rejoindre la poignée de gouvernements d’Etats et de municipalités à travers les Etats-Unis qui cherchent à encourager les couples gays ou lesbiens à envisager l’adoption ou l’accueil d’enfants placés : à ce jour, les villes de New York et de San Francisco en font autant. Mais la démarche reste rare. Pour Alison Delpercio, directeur déléguée pour l’enfance de la Human Rights Foundation, de telles campagnes de recrutement se rencontrent aujourd’hui le plus souvent au niveau des comtés ou des agences privées. Il est rare selon elle qu’un organisme au rang de l’Etat adopte une telle approche « proactive ».
 
C’est en effet le point saillant de cette histoire : le Connecticut s’engage, et engage donc des deniers publics aux frais des contribuables pour multiplier le nombre d’enfants qui vont se retrouver, qui sans père, qui sans mère, dans un « foyer » homosexuel. Une collaboration sera installée avec la Chambre de commerce gay et lesbienne de l’Etat ainsi qu’avec les centres sociaux LGBT, alors que du côté du DCF, on espère passer d’une centaine de familles adoptives LGBT aujourd’hui à « au moins 250 » d’ici à janvier, comme l’a indiqué son responsable Joette Katz. Janvier, c’est le terme du mandat de Dannel Malloy.
 
Mme Katz s’appuie sur une étude de la faculté de droit de l’université UCLA en 2013 selon laquelle les couples de même sexe ont quatre fois plus de chances que des couples de sexe différent d’élever un enfant adopté et six fois plus de chances d’élever un enfant placé. Voilà des statistiques pas tout à fait précises mais on suppose que cela veut dire que lorsqu’un couple de même sexe élève un enfant il y a bien plus de chances qu’il ne soit pas le sien. Encore une histoire de serpent qui se mord la queue : il va de soi que les homosexuels qui ne peuvent pas naturellement avoir un enfant biologique à deux se tournent plus fréquemment vers ce type de démarche.
 

Aux Etats-Unis, les parents adoptifs sont souvent « gays »

 
A défaut de statistiques contrôlées, il semblerait tout de même que l’on puisse dire que le nombre de parents adoptifs gays et lesbiens est à la hausse : en tout cas, les promoteurs de cette forme d’adoption veulent le faire croire et les Etats les plus progressistes s’efforcent de le soutenir. D’autres s’opposent : ainsi le Kansas a décidé cette année d’interdire l’exclusion des agences d’adoption confessionnelles qui recherchent des parents adoptifs ou fournissent des familles d’accueil aux services de l’Etat au motif qu’elles refusent de placer les enfants dans des foyers qui violent leurs convictions religieuses « sincères ». Une loi qui devrait être prochainement signée par le gouverneur républicain Jeff Colyer, au grand dam des activistes LGBT… Il en va déjà de même dans l’Oklahoma.
 
Dans le Connecticut, la communauté LGBT se réjouit de la l’initiative du gouverneur et du DCF, affirmant que des réticences aux restrictions constatées ailleurs ont déjà « dissuadé » certains couples gays de chercher à adopter ou à accueillir des enfants placés.
 
Les uns et les autres insistent sur « l’amour » des LGBT à l’égard des enfants qu’ils élèvent : ils en seraient particulièrement capables dans la mesure où ils ont eu eux-mêmes à affronter le « rejet » de la part de leurs propres parents. Pour John Pica-Sneeden, directeur exécutif de la chambre de commerce gay et lesbienne, « Ce sont eux qui deviennent les meilleurs parents ». « Ce sont eux qui regardent cet enfant et lui disent : “Je ne te jetterai jamais.” Et pour un enfant, cela veut tout dire. »
 
Mais c’est ainsi qu’on demeure dans la sphère des beaux sentiments, en refusant de porter des jugements rationnels. Normal, puisqu’il s’agit d’une idéologie.
 

Jeanne Smits