Le nouveau maire LFI de Saint Denis est content de lui. Il a la conviction, qu’il affirme avec allant, de n’être que l’avant-garde d’une armée de conquérants des mairies, des postes, des institutions politiques. Il le dit d’une façon plaisante et qui accroche l’attention. C’est l’actuel préposé aux petites phrases du parti de Jean-Luc Mélenchon. Il a de l’abattage et du sourire, un certain talent. Ça nous change du style caillera de Raphaël Arnault ou poissarde de Mathilde Panot ; il fait oublier les récents débordements de la France insoumise et de sa Jeune Garde. En plus, en se posant (sans grande inventivité mais avec à propos) en victime de racisme après une maladresse de CNews, il entretient la flamme à gauche et couve la campagne présidentielle de son maître. Il aura peut-être un peu de mal à tenir sa ligne cependant. Bally Bagayoko porte bien le costume bleu et la chemise blanche, ce n’est pas à la SNCF qu’il a appris à se tenir, mais dans son Mali originel, où il appartenait à l’aristocratie Soninké. C’est bien, mais le professeur Lugan relève avec quelque ironie dans l’Afrique réelle que donner dans le misérabilisme racisé victime est difficile pour un Soninké dont l’ethnie participa à toutes les traites passées et récentes. A moins d’admettre qu’il n’y a de responsabilité que personnelle, mais alors, c’est tout le discours décolonial et « antiraciste » qui s’effondre !











