Le média américain Newsmax vient de publier un long article sur des documents officiels relatifs au discours public sur la recrudescence du covid en 2021 et les mesures dramatiques qui avaient été imposées lors de la « pandémie ». Le document de 413 pages a été obtenu grâce à une requête auprès de l’administration en vertu de la loi sur la liberté d’information, et c’est une vraie mine. Il apparaît que l’administration Biden a coordonné les discours, les passages dans les médias et les messages publics afin de promouvoir ce que Newsmax appelle un discours unilatéral sur le covid, contredisant souvent les recherches scientifiques existantes.
Le « Jérôme Salomon » des Etats-Unis, le Surgeon General Vivek Murthy, s’y révèle avoir eu une mission prioritaire : la lutte contre la « désinformation ». Mais les documents révèlent une campagne plus large qui a mobilisé des journalistes et des plateformes technologiques. L’action psychologique était aussi au rendez-vous, puisque l’émotion liée aux tragédies familiales était exploitée pour imposer le respect des mesures sanitaires.
Ce document n’est pas le seul attestant de telles manipulations. D’autres ont été mis au jour au cours de ces cinq dernières années, mais celui-ci est particulièrement riche d’informations.
La vérité sur le covid interdite, la propagande d’Etat attestée
« Une fois de plus, nous avons démontré que l’administration Biden a utilisé des termes tels que “désinformation” pour contrôler le discours », a déclaré Michael Chamberlain, directeur de PPT (Protect the Public’s Trust), à Newsmax. « Elle a mis la science de côté lorsque celle-ci ne lui convenait pas et a poussé les entreprises technologiques à censurer des informations qui se sont révélées exactes. Qu’il s’agisse de fermetures d’écoles prolongées dont une génération d’enfants pourrait ne jamais se remettre complètement, de confinements draconiens ou de l’imposition de vaccins à des personnes peu exposées au virus, le pouvoir, la politique et le contrôle du discours ont primé. »
On trouve ainsi la préparation d’un discours important à l’Observatoire de l’Internet de Stanford, où Murthy décrivait une nation enlisée dans la peur et déclarait que les algorithmes technologiques amplifiaient des mensonges chargés d’émotions au détriment des faits. Et il enjoignait aux « gardiens de l’information », c’est-à-dire les journalistes et les médias, de « répondre aux questions du public sans amplifier la désinformation ».
On voit aussi ses conseillers lui fournir des éléments de langage en vue d’interviews très médiatisées, comme le podcast Pod Save America du 12 juillet 2021, qui devait viser les personnes non vaccinées. Il lui était signifié qu’environ un tiers des récalcitrants étaient « susceptibles d’être persuadés » et qu’un autre groupe était influençable. Le même document évoque les « pleinement vaccinés » comme des personnes qui protègent leur famille, leur voisinage et leur communauté, ou la référence fréquente au variant Delta pour encourager les jeunes à se faire vacciner, alors que l’innocuité du Covid en ce qui les concernait leur était connue ; c’est en fait tout un ensemble de propagande préparée en vue d’un entretien complice.
A l’ère Biden, les USA avaient « leur » Jérôme Salomon : Vivek Murthy
« Les actions de porte-à-porte menées par des messagers locaux de confiance – médecins, chefs religieux, personnalités locales – étaient présentées comme des conversations innocentes, mais le script de Murthy pour Pod Save America mettait en garde les détracteurs : “Aux individus ou organisations qui diffusent de la désinformation et tentent de déformer ce travail, vous rendez un mauvais service au pays.” Un document de préparation à l’interview du Washington Post allait plus loin, confirmant une intervention directe auprès des entreprises et des plateformes “Big Tech” », écrit Newsmax.
Les réseaux sociaux étaient particulièrement visés et le document commenté par Newsmax précise : « Facebook est au courant de nos préoccupations et nous avons demandé des changements. »
L’article de Newsmax note encore :
« Le point culminant émotionnel a eu lieu lors du point presse de Murthy du 19 juillet sur NBC Nightly News. Là, les notes d’intervention l’exhortaient à personnaliser les enjeux en proclamant que “la désinformation sanitaire nous fait perdre des vies”. Il devait évoquer le décès de “dix membres de [sa] propre famille” à cause du virus et insister pour que les géants des réseaux sociaux “prennent leurs responsabilités et mettent fin à la propagation de fausses informations sanitaires sur leurs plateformes”. Son message, selon les consignes, devait être sans détour, présentant la dissidence non pas comme un débat légitime, mais comme une invitation à la mort. »
Face à la vérité sur le covid, la vaccination et les mesures sanitaires, la propagande au carrée
Tous ces documents n’évoquent certes pas de censure illégale, mais mettent bien en évidence une pression incessante visant à définir la dissidence comme un danger à combattre. Et cela a eu pour effet, note Newsmax, de conduire à l’effondrement de la confiance en la santé publique : « Au cours des premiers mois de la pandémie, les sondages montraient que 85 % des Américains faisaient confiance au CDC (Centers for Disease Control), mais ce chiffre a chuté à 44 % en l’espace de deux ans, selon les données de sondage de la KFF et de NBC News. »
Et Newsmax conclut :
« Le bureau de Murthy ne s’est pas contenté d’appeler à la prudence. Les documents du PPT semblent indiquer qu’il a orchestré une mobilisation de l’ensemble de la société pour isoler et discréditer les voix dissidentes, alors même que ses propres affirmations sur la distanciation, l’immunité naturelle, le port du masque et la vaccination des enfants suscitaient la méfiance. »











