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Randy Berry, homosexuel affirmé, ambassadeur LGBT des Etats-Unis, s’exprime sur sa mission

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Deux semaines après avoir pris ses fonctions d’ambassadeur des Etats-Unis « pour les droits humains des personnes LGBT », Randy Berry s’est exprimé dans la presse américaine sur sa manière de concevoir sa mission. Ce qui a le plus motivé ce diplomate chevronné, dit-il, c’est d’être devenu père. Avec son « mari » rencontré en Afrique du Sud, Pravesh Singh, cet homosexuel revendiqué a deux enfants : une fille, Arya, 3 ans, et un garçon, Xander, 2 ans. Par quel moyen ont-ils obtenu ces enfants ? L’histoire ne le dit pas. Rien n’exclut que ce soit des bébés « commandés » à une mère porteuse. Ce sont en tout cas des enfants privés de mère. Et ils osent parler de « droits » humains ?
 
C’est par décision de l’administration Obama, et non par volonté du législateur, que le poste d’ambassadeur LGBT a été créé, ce qui n’assure pas la pérennité du poste. Mais comme l’observe la presse, les Républicains interrogés éludent les questions à ce sujet et il serait étonnant qu’une éventuelle majorité de « droite » défasse ce qu’a fait la gauche. Le fameux effet « cliquet ».
 

Randy Berry, ambassadeur homosexuel pour les dissidents LGBT au nom des Etats-Unis

 
C’est le secrétaire d’Etat John Kerry qui a donné les premiers contours de la mission de Randy Berry : il devra d’une part coordonner la politique interne du Département d’Etat pour les employés LGBT, et d’autre part coordonner les programmes du Département pour les droits des personnes LGBT dans les autres pays, en travaillant directement avec leurs gouvernements, la société civile et le monde des affaires. Autrement dit : là où les gouvernements sont hostiles, il s’agira de tisser des liens et d’apporter une aide comme on l’imaginerait pour des dissidents au sein d’une dictature.
 
Randy Berry, 50 ans, a indiqué à USA Today qu’il entend se rendre dans « tous les coins du globe » pour porter le message que les Etats-Unis jugent aujourd’hui prioritaire, à commencer par l’Amérique latine. Le journal précise que ces pays « lourdement catholiques » sont en train de s’ouvrir aux idées neuves : Berry pense trouver un bon accueil en Argentine, en Uruguay, au Brésil, au Pérou, en Colombie qui ont déjà fait progresser les « droits » gay. Mais il ne s’interdit aucun voyage – sauf celui de l’Iran, pour des raisons « politiques » qui n’ont rien à voir avec son homosexualité, dit-il à Politico – et entend multiplier les contacts virtuels, par les réseaux sociaux.
 

« Droits humains des personnes LGBT » : cache-sexe pour une politique radicale

 
A travers toutes ces déclarations, on devine que Randy Berry comprend les droits LGBT comme les droits à l’union civile, au « mariage », à la « parentalité ». Ce n’est pas exactement l’intitulé de sa mission : « Envoyé spécial pour les droits humains des personnes LGBT. » Formulation prudente : qui peut reprocher en effet aux Etats-Unis de vouloir défendre les « droits humains » de base – ne pas être tué, torturé, attaqué, emprisonné, objet de discrimination injuste parce qu’on a une tendance homosexuelle ? Mais au fond – et le choix de vie de Randy Berry le confirme – il s’agit bien de promouvoir les « droits gay » le plus largement possible. Sa cérémonie d’investiture, avec « mari » et enfants, le prouve. Si les diplomates « hétéros » avec enfants étaient ainsi envoyés en mission en tant que famille, cela se saurait…
 
Randy Berry a annoncé qu’il adapterait sa « conversation » pro-LGBT avec les différents gouvernements du monde en fonction des possibilités, sachant bien qu’elle serait mal reçue dans plusieurs pays du monde. Dans USA Today, il fait référence à un évêque catholique du Nigeria, Mgr Emmanuel Badejo qui qualifie la pression des Etats-Unis et de l’Europe en faveur des droits gays « d’impérialisme culturel » parce que ce sont des idées qui n’ont rien à voir avec la culture africaine.
 

La mission de Randy Berry : contrer le discours catholique contre l’homosexualité ?

 
Accepter de telles critiques, rétorque Randy Berry, « suppose que l’on croie que les membres de la communauté LGBT doivent subir des discriminations, soient arrêtés, détenus, sujets à la torture et au harcèlement, et soient, dans certains pays, exécutés ».
 
Voilà qui a le mérite de la clarté : un évêque catholique qui met en cause la défense des droits gays justifie la torture et l’exécution des homosexuels… Avec de tels arguments, on crée des armes de lutte contre toutes les religions traditionnelles, et contre la religion catholique en particulier.
 

Anne Dolhein