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Plusieurs rapports s’inquiètent du déclin des libertés économiques ou individuelles aux Etats-Unis

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Le cinquième rapport annuel du Fraser Institute, intitulé The Human Freedom index annonce que les Etats-Unis sont passés de la 17e à la 20e place mondiale en matière de liberté individuelle, civile et économique. Il confirme le constat de plusieurs rapports antérieurs qui s’inquiètent eux aussi du déclin continu des libertés économiques et individuelles des Américains.
 
L’un des auteurs du rapport, Ian Vasquez, écrit : « Les performances américaines sont inquiétantes et montrent que les Etats-Unis ne peuvent plus se prétendre le pays de la liberté dans le monde. En plus de l’expansion d’un Etat régulateur et du déclin de la liberté économique, la lutte contre le terrorisme, le combat contre la drogue et l’érosion des droits de propriété en raison d’un recours accru à l’expropriation ont mené au déclin des Etats-Unis. »
 
Voilà qui rejoint les conclusions d’un rapport intitulé Economic Freedom of the World, 2015 publié par le même institut, qui classe 157 pays en fonction de leur degré de liberté économique. La situation des Etats-Unis y est préoccupante.
 

Les libertés économiques connaissent un déclin trois fois plus rapide aux Etats-Unis que dans les autres pays de l’OCDE

 
Dans ce rapport, la liberté économique est définie par le « choix personnel, l’échange volontaire, la liberté d’entrer sur le marché, la sécurité des personnes et la propriété privée ». Il conclut que les pays dont les institutions et politiques sont les plus respectueuses de la liberté économique ont « de meilleurs taux d’investissement, une croissance économique plus rapide, de meilleurs salaires moyens, et une réduction des taux de pauvreté plus rapide ».
 
Aux Etats-Unis où l’Etat est de plus en plus présent, c’est donc l’inverse qui se produit. C’est ce que soulignent les auteurs du Fraser Institute : le déclin de la liberté économique aux Etats-Unis est trois fois supérieur au déclin moyen dans les 34 pays de l’Organisation de coopération et de développement (OCDE). S’il n’est pas mis rapidement fin à ce déclin, celui-ci pourrait « réduire le taux de croissance américain, qui est aujourd’hui de 3%, de moitié », insiste le document.
 
Le Fraser Institute énumère les raisons de ce déclin américain : l’utilisation accrue de l’expropriation pour transférer les biens privés dans le champ de puissants intérêts politiques, les « guerres » contre le terrorisme et la drogue, la violation des droits de propriété des obligataires de l’industrie automobile dans le cadre des sauvetages publics, la multiplication des confiscations d’actifs, le déclin de l’indépendance juridique et de l’impartialité des tribunaux, l’imposition de nouvelles lois comme l’ObamaCare, la nationalisation de la sécurité des aéroports, l’expansion de la monnaie sauvage créée par la Réserve Fédérale, et une augmentation massive des dépenses publiques qui gonflent la dette nationale.
 

La politique socialiste responsable du déclin des libertés économiques et individuelles aux Etats-Unis, selon trois rapports

 
Le 2015 Index of Economic Freedom de la Heritage Foundation, think-tank conservateur, fait quant à lui passer les Etats-Unis de la deuxième à la douzième place en matière de liberté économique. Ce rapport trouve la situation particulièrement alarmante : « Le déclin dans la liberté économique globale reflète, au cours de ces cinq dernières années, une large détérioration dans des domaines politiques clés, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Etat de droit et des limites imposées au gouvernement. » Le document ajoute que l’augmentation des impôts et des régulations n’a fait que détruire peu à peu le dynamisme des entreprises du pays. Il accuse lui aussi l’ObamaCare d’avoir cassé la compétitivité dans la plupart des marchés de l’assurance santé, et d’avoir tué la création d’emploi et de postes à plein temps. La Heritage Foundation pointe également une trop grande corruption au niveau gouvernemental.
 
La croissance américaine, victime du socialisme…
 

Béatrice Romée