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Le revenu universel, nouvel avatar du collectivisme

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L’idée d’un revenu universel, destiné en particulier à pallier le chômage croissant provoqué par l’ouverture des frontières, fait son chemin parmi les économistes socialisants. Il s’agirait d’un revenu plancher versé à chacun sans contrepartie, d’une forme de « redistribution des richesses » que même l’URSS n’avait pas envisagée. Elle induirait un accroissement considérable du contrôle de l’Etat sur les entreprises et les individus maintenus dans cette trappe à pauvreté sans aucune volonté d’en sortir, et finirait d’écraser les contribuables sous le poids du fisc.
 

Les Suisses opposés au collectivisme sous tous ses masques

 
Consultés dimanche par référendum sur la question de savoir s’ils voulaient l’instauration d’un tel revenu, les Suisses, qui n’ont pas oublié que le pain se gagne à la sueur du front, ont massivement (à 77 %) répondu non. L’idée d’un revenu plancher universel est débattue et envisagée dans différents pays. La Finlande et la Hollande travaillent sur de tels programmes, et une startup de la Silicon Valley mène une expérimentation à Oakland, en Californie.
 
Les partisans du revenu universel restent naturellement très flous sur son financement. Pour Jim Pugh, co-fondateur de l’organisation à but non-lucratif Universal Income (Revenu universel) à San Francisco, la proposition suisse n’en prescrivait pas le financement parce qu’ « il incombe au Parlement de répondre à la question du financement de la proposition. » Mais aucun des douze partis présents au Parlement n’en soutenait l’idée.
 

Les coûts de financement du revenu universel seraient énormes

 
Selon Robert Greenstein, président du Centre du budget et des priorités politiques, si un revenu universel de base devait être mis en œuvre aux USA, il faudrait y consacrer 3.000 milliards de dollars par an pour accorder aux 300 millions d’habitants 10.000 $. Or, les gens ne seraient pas prêts à accepter les augmentations d’impôts que cela présuppose, ni la socialisation du pays qu’entraînerait l’extension du secteur social qui se rapprocherait alors du système tentaculaire européen. Certes, le revenu universel remplacerait les bons alimentaires, l’assistance temporaire, l’allocation palliative de revenu… Mais cela ne financerait qu’une partie de la dépense.
 
Les avocats du revenu universel affirment qu’il faut considérer l’impact de cet apport de base sur le long terme. Ce à quoi Greenstein répond que dans 15 ans, tous les baby-boomers seront retraités et que d’énormes ressources devront être consacrées à la sécurité sociale et à la santé.
 

Les allocations des uns sont les impôts des autres

 
A Oakland, l’expérience menée par Sam Altman, président de la startup Accelerator y Combinator concerne tout juste 100 personnes, chiffre considéré comme insuffisant par certains pour apporter des réponses concluantes à la problématique. Un test similaire a déjà été mené au Canada, sur 3.600 personnes à Dauphin, qui n’a pas apporté de réponse significative, les financements ayant manqué pour mener une réelle évaluation du projet. 68 % des habitants de l’Union européenne sont néanmoins favorables à l’idée d’un revenu universel, chiffre qui met en évidence la diffusion des idées socialistes et collectivistes dans les sociétés européennes. Pour le Premier ministre finlandais, qui se garde bien d’évoquer les hausses d’impôts inéluctables et l’accroissement du pouvoir de l’Etat, il s’agit seulement par ce biais de « simplifier le système de sécurité sociale. »
 

Des alternatives au revenu universel

 
Bien que Kevin Milligan, professeur d’économie à l’Université de Colombie britannique ne croie pas dans le revenu universel, il affirme qu’une méthode plus sage consisterait à faire bénéficier les enfants nécessiteux de quelque chose de similaire. Il a participé à l’élaboration d’un tel programme dont l’application commencera en juillet. Il s’agira d’un versement non imposable aux familles éligibles pour aider les enfants jusqu’à 18 ans, l’éligibilité reposant sur les relevés d’impositions des familles. Une mesure permettant, assure-t-il, d’aider 97 % des enfants pauvres. Une mesure déjà existante en Europe, et dont il aimerait qu’elle soit un jour appliquée aux USA. Mais comme toujours, l’augmentation des impôts induite freinera l’économie, appauvrira les travailleurs et renforcera le pouvoir de l’Etat sur la société.